La France et le génocide rwandais: Parly défend ses armées

Lors de la visite de Paul Kagame à Paris, Emmanuel Macron s'était dit favorable à ce que se poursuive le travail de déclassification des archives officielles durant la période du génocide rwandais. La France est depuis longtemps accusé d'avoir été impliqué dans ce massacre. Hier, lors de la séance de questions au gouvernement, un député de la majorité a interpellé la ministre des Armées au sujet de ce processus de déclassification... sans que Florence Parly n'en dise beaucoup plus.

« Alors madame la ministre, pouvez-vous nous en dire plus sur le processus d'ouverture des archives ? » Si la question posée par le député de la majorité Hubert Julien Laferrière a eu le mérite de la clarté, Florence Parly, la ministre des Armées, n'a pas voulu entrer dans les détails. Elle a préféré saluer les annonces faites par le président français il y a deux semaines. « Je salue la décision du président de la République qui a affirmé que toutes les archives devaient être concernées, pas seulement celles des armées qui ont systématiquement donné suite aux demandes de déclassification qui leur ont été adressées. Il n'y a donc aucune raison d'avoir peur car c'est la déclassification qui permettra aussi d'apaiser les fantasmes et de mettre un terme à d'insupportables suspicions. »

Car pour la ministre, la France n'a rien à se reprocher dans ce dossier : « Je ne laisserai pas entâcher l'honneur de nos armées », a-t-elle assuré, avant de se féliciter de l'initiative lancée par Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat a annoncé qu'un travail d'étude sur la période serait prochainement confié à un groupe de chercheurs. « Nos enfants doivent savoir ce que la France a fait au Rwanda, a poursuivi Florence Parly, ils doivent savoir ce que nos militaires y ont fait. Nous sommes toujours aux côtés de ceux qui ont combattu pour la France. Nous y serons jusqu'au bout. »

Florence Parly a donc profité de l'occasion pour réaffirmer son soutien aux armées. Pour en savoir plus sur le processus de déclassification des archives militaires, il faudra en revanche patienter.

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