Le jour où le monde a découvert les «crimes de guerre» d'Irpin et Boutcha

Au 39e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce dimanche 3 avril, alors que l'Ukraine annonce avoir libéré totalement la région de Kiev, les bruits d'artillerie ont fait place à l'horreur des cadavres de civils qui jonchent les rues de villes dévastées. 

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d'accueil.


Les points essentiels :

► L'Ukraine a accusé dimanche la Russie de commettre un « génocide », au lendemain de la découverte de nombreux corps de civils dans la ville de Boutcha, près de Kiev, après le retrait des troupes de Moscou, qui a déclenché l'indignation en Europe et aux États-Unis.

► Une série de frappes ont visé dimanche matin des infrastructures du port d'Odessa, jusque-là relativement épargné.

Le principal négociateur russe a tempéré dimanche les propos de son homologue ukrainien qui avait indiqué samedi soir que Moscou avait accepté « oralement » les principales propositions ukrainiennes.


Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

23h30 : Zelensky veut « que tous les dirigeants russes voient comment leurs ordres sont exécutés »

« Je veux que tous les dirigeants de la Fédération de Russie voient comment leurs ordres sont exécutés (...). Et ils ont une responsabilité commune. Pour ces meurtres, pour ces tortures, pour les bras arrachés par des explosifs (...) Pour les balles tirées dans la nuque », a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans un message vidéo où il revient longuement sur les massacres perpétrés à Irpin et Boutcha.

Il a ajouté qu'un « mécanisme spécial » allait être créé pour enquêter sur tous les « crimes » russes en Ukraine. Selon la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova, les corps sans vie de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes.

22h33 : Accueil des réfugiés en France : des associations dénoncent une générosité à géométrie variable

Elles demandent que tous les exilés, quelle que soit leur nationalité, bénéficient d'un hébergement et d'une protection juridique. À Pantin, en banlieue parisienne, où des Afghans vivent dans un campement, un collectif citoyen et des ONGs ont organisé un rassemblement ce dimanche, qui a réuni environ 250 personnes. Valérie Cohen était dans la manifestation.

22h07 : Élections en Serbie : le président sortant revendique une victoire écrasante

Le chef de l'État serbe sortant Aleksandar Vucic a revendiqué une victoire écrasante à la présidentielle, prolongeant une décennie d'emprise sur le pays des Balkans où il s'est dépeint en garant de la stabilité à l'ombre de la guerre en Ukraine.

« Il n'y a eu du suspense à aucun moment », a-t-il lancé dans son discours de victoire, en se félicitant d'avoir remporté un second mandat de cinq ans dès le premier tour avec 60% des voix environ. « Je suis heureux qu'un grand nombre de gens aient voté et démontré la nature démocratique de la société serbe », a poursuivi celui qui fut successivement Premier ministre adjoint et Premier ministre avant d'accéder à la présidence.

21h58 : La Russie doit rendre des comptes pour les morts civils en Ukraine, dit Trudeau

Le Premier ministre canadien a condamné les meurtres « choquants et horrifiants » de civils dans la ville ukrainienne de Boutcha, estimant que la Russie en porte la responsabilité. « Nous condamnons fermement le meurtre de civils en Ukraine, restons mobilisés pour faire rendre des comptes au régime russe », a tweeté Justin Trudeau. « Les responsables de ces attaques choquantes et horrifiantes seront amenés devant la justice », a-t-il ajouté.

21h43 : Plus de 270 000 réfugiés ukrainiens sont déjà arrivés en Allemagne

Pour l'instant, l'élan de solidarité de la population reste intact. Mais pour combien de temps ? Selon Daniela Schwarzer, politologue à l'Open Society Fondation à Berlin interrogée par Achim Lippold, il est primordial que l'Union européenne trouve une réponse commune à la question de l'accueil des réfugiés.

21h22 : Quatrième sacre pour Orban en Hongrie

Le dirigeant souverainiste hongrois Viktor Orban a remporté dimanche une quatrième victoire d'affilée, bien plus facilement que prévu, à l'issue de législatives à l'ombre de la guerre en Ukraine. À 58 ans, le doyen des dirigeants en exercice de l'Union européenne faisait face une alliance inédite et disparate de six partis, et les analystes avaient prédit une bataille serrée comme jamais.

Mais selon des résultats partiels, son parti Fidesz recueillait 54,24% des voix après le dépouillement de 77% des bulletins, contre 33,92% pour l'opposition, a précisé le Bureau national électoral. L'affluence a été forte, s'approchant des records enregistrés en 2018.

« Nous avons remporté une victoire exceptionnelle - une victoire si grande qu'on peut sans doute la voir depuis la lune, et en tout cas certainement depuis Bruxelles », a déclaré grand sourire et sous les applaudissements Viktor Orban, habitué des bras de fer avec l'UE.

21h07 : L'UE doit débattre d'un embargo sur le gaz russe, dit une ministre allemande

La ministre allemande de la Défense a déclaré que l'Union européenne devait débattre d'une interdiction de l'importation de gaz russe après les accusations ukrainiennes et européennes d'atrocités de l'armée russe près de Kiev.

« Il faut qu'il y ait une réponse. De tels crimes ne peuvent pas rester sans réponse », a dit Christine Lambrecht dans un entretien à la chaîne de télévision publique allemande ARD, selon les propos rapportés par son ministère

21h03 : Autour de fosses communes ou dans la rue, Boutcha pleure ses morts

Dans des fosses communes improvisées ou au milieu des rues, les cadavres sont partout dans la ville ukrainienne de Boutcha, où les habitants ont continué dimanche à pleurer leurs morts, après le retrait des soldats russes.

Liouba, 62 ans, conduit un voisin jusqu'à une tranchée détrempée, derrière une église aux dômes dorés. Mais lui-même n'a pas la force d'aller regarder si son frère y gît bien, comme la rumeur l'en a informé. Quelques 57 personnes sont enterrées sommairement dans cette fosse commune, affirme un employé de la ville à un journaliste de l'AFP. Mais seule une petite partie d'entre eux sont visibles.

Certains sont recouverts de housses mortuaires dont la fermeture éclair a été remontée. D'autres, en vêtements civils, n'ont été que partiellement enterrés; on voit sortir de la terre dans des positions improbables ici une main pâle, là un pied botté ou un front, exposé aux flocons de neige qui tombent sur la petite ville de banlieue. Un cadavre est emmitouflé dans un drap rouge et blanc, près d'une unique sandale rose de femme.

Le voisin de Liouba recule jusqu'à une souche, où il s'effondre. Il ne peut s'approcher davantage du charnier.

« Ces blessures ne guériront jamais, craint Liouba. Je ne souhaiterai cela à personne, pas même à mon pire ennemi. »

20h52 : Le pape « disponible » pour aider au règlement de la guerre en Ukraine

Le pape François a exprimé sa « disponibilité » pour contribuer à faire taire les armes en Ukraine et s'est dit prêt à se rendre à Kiev, après avoir condamné une « guerre sacrilège ».

« Je suis disponible », a déclaré le pape à bord de l'avion qui le ramenait à Rome au terme d'une visite-éclair à Malte. « Le Saint-Siège fait tout son possible » pour faciliter un règlement du conflit, a-t-il assuré, précisant toutefois ne pas avoir parlé directement avec le président russe Vladimir Poutine depuis le début du conflit.

Il a confirmé qu'un déplacement à Kiev faisait partie des options. « Je ne sais pas s'il pourra avoir lieu, ni s'il serait utile », a-t-il cependant souligné.

20h27 : Les forces russes opèrent un « retrait rapide » des régions de Kyiv et Tcherniguiv, dans le nord de l'Ukraine, et ont pour objectif de se redéployer vers l'est et le sud, selon un conseiller présidentiel ukrainien

C’est ce que redoute cette famille qui a fui Berdiansk, une ville portuaire occupée par la Russie depuis fin février. Nos reporters Anastasia Becchio et Boris Vichith les ont rencontrés à Dnipro

19h59 : Sept morts et 34 blessés dans une frappe russe sur Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine (parquet)

Sept personnes ont été tuées et 34 blessées dans une frappe russe dimanche sur un quartier d'habitation à Kharkiv, la grande ville du nord-est de l'Ukraine, a annoncé le parquet local.

« Les occupants russes ont bombardé des bâtiments résidentiels dans le quartier Slobodskyy de Kharkiv. Résultat, une dizaine de maisons et un dépôt de trolleybus ont été endommagés. Selon les informations préliminaires, sept personnes ont été tuées, 34 ont été blessées, dont trois enfants », a déclaré le service de presse du bureau du procureur de la région.

19h42 : La Russie veut réunir le Conseil de sécurité de l'Onu sur la « provocation » de Boutcha

La Russie a demandé à l'Organisation des nations unies de réunir dès lundi son Conseil de sécurité pour débattre ce qu'elle présente comme une « provocation de radicaux ukrainiens » dans la ville de Boutcha, après les accusations de crimes de guerre portées par Kyiv contre Moscou.

« À la lumière de la provocation flagrante de radicaux ukrainiens à Boutcha, la Russie a demandé qu'une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu soit convoquée », a déclaré Dmitri Polanski, premier vice-représentant permanent russe à l'Onu, sur la messagerie Telegram.

19h18 : Les images de cadavres à Boutcha provoquent un tollé international

Les images montrant des dizaines de cadavres de civils, certains les mains liées dans le dos, dans les rues de Boutcha ont saisi d'effroi la communauté internationale. Depuis leur diffusion ce samedi, et les témoignages de survivants qui les accompagnent, les réactions indignées affluent de toutes parts pour dénoncer des « crimes de guerre ». 

18h49 : Les dirigeants russes responsables des «meurtres » et des «tortures » à Boutcha, dit Zelensky, qui juge les sanctions occidentales insuffisantes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que les dirigeants russes devaient être tenus pour responsables des «meurtres » et des «tortures » à Boutcha. «Je veux que tous les dirigeants de la Fédération de Russie voient comment leurs ordres sont exécutés. Ce genre d'ordres. Et ils ont une responsabilité commune. Pour ces meurtres, pour ces tortures, pour les bras arrachés par des explosifs. Pour les balles tirées dans la nuque », a déclaré Volodymyr Zelensky, passant de l'ukrainien au russe, dans un message vidéo. Il a ajouté qu'un «mécanisme spécial » allait être créé pour enquêter sur tous les «crimes » russes en Ukraine.

Il a également déclaré que les nouvelles sanctions que l'Occident s'apprête à imposer à la Russie après la mort de civils tués par son armée à Boutcha et dans d'autres villes ukrainiennes constitueraient une punition insuffisante. Il a ajouté que plusieurs centaines de personnes avaient été tuées à Boutcha et dans d'autres villes.

► À écouter : Fred Abrahams, directeur adjoint de programmes à Human Rights Watch. Comme d'autres ONGs, HRW tente de rassembler des preuves de crimes de guerre pour un future procès afin de juger les responsables de ces exactions. 

18h28 : Les États baltes ont cessé d'importer du gaz russe

Alors qu'elle dépend en grande partie du gaz russe pour se chauffer et produire, l’Union européenne a acté il y a quelques jours la décision de réduire la dépendance à la Russie. Les États baltes, quant à eux, ont cessé d'importer du gaz naturel russe.

18h17 : Un mort, trois blessés dans une frappe russe contre un hôpital dans l'est de l'Ukraine

Une personne a été tuée et trois blessées dans une frappe russe contre un hôpital à Roubijne, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé sur Telegram le gouverneur de la région Serguiï Gaïdaï, sans fournir d'autres détails.  

Cette localité située près de Lougansk, dans la région du Donbass, a déjà été à de nombreuses reprises la cible de bombardements depuis le début de l'invasion russe.

18h04 : L'émotion est vive en Ukraine après les macabres découvertes d'Irpin et Boutcha

Pavlo Khazan, lieutenant-colonel des forces armées ukrainiennes, chargé des communications pour la région de Dnipropetrovsk, a rencontré à Dnipo nos envoyés spéciaux Anastasia Becchio et Boris Vichith.

17h49 : Les corps découverts à Boutcha «soulèvent de sérieuses questions quant à d'éventuels crimes de guerre » (ONU)

Les Nations unies ont estimé que la découverte de fosses communes à Boutcha après le retrait des forces russes soulevait de sérieuses questions quant à de « possibles crimes de guerre », soulignant l'importance de conserver toutes les preuves.

«Ce que l'on sait à ce jour soulève clairement des questions sérieuses et inquiétantes sur de possibles crimes de guerre et de graves violations du droit international humanitaire », a déclaré le bureau des droits de l'Homme de l'ONU.

17h37 : La Hongrie dans l'attente des résultats, Orban espère un 4ème sacre

Les Hongrois se sont pressés nombreux dimanche pour voter aux législatives, à l'issue desquelles le souverainiste Viktor Orban espère décrocher un quatrième mandat consécutif en brandissant la peur de la guerre dans ce pays voisin de l'Ukraine.

Face à lui, une alliance inédite de six partis, décidée à renverser le dirigeant de 58 ans. Accusé par Bruxelles de multiples atteintes à l'État de droit, il a muselé au fil de 12 années justice et médias, tout en prônant une vision ultra-conservatrice de la société.

► À lire : En Hongrie, des législatives aux allures de référendum sur le gouvernement Orban

17h24 : Le bombardement de Mikolaïv, dans le sud de l'Ukraine, fait un mort et 14 blessés

Une personne a été tuée et 14 blessées dans une frappe russe à Mykolaïv dans le sud de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur de la région Vitaliy Kim. Un adolescent de quinze ans, légèrement touché, figure parmi les personnes hospitalisées, a-t-il ajouté sur Telegram.

17h16 : Nouvelle manifestation réprimée dans une ville contrôlée par les Russes

Les forces russes ont ouvert le feu pour disperser une manifestation contre leur présence à Khakovka, une ville occupée du sud de l'Ukraine, faisant un nombre indéterminé de blessés, a affirmé Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.

Des habitants de cette localité située sur le Dniepr, le grand fleuve qui traverse l'Ukraine, ont entamé une « action pacifique » pour dire «non » aux «occupants », a raconté cette responsable sur Telegram. « Des explosions de grenades et des tirs de mitrailleuses ont été entendus » pendant ce rassemblement et il y a eu « des blessés » ainsi que des arrestations, a poursuivi Lioudmyla Denissova.

17h02 : «Choqué », le chef de l'ONU réclame une «enquête indépendante »

16h49 : Olaf Scholz réclame de nouvelles sanctions contre la Russie après des «crimes de guerre » commis à Boutcha

Le chancelier allemand Olaf Scholz a réclamé de nouvelles sanctions contre la Russie après la découverte de nombreux corps de civils ukrainiens à Boutcha. «Nous déciderons de nouvelles mesures entre Alliés dans les prochains jours », a-t-il assuré lors d'une courte déclaration à la chancellerie. « Le président Poutine et ses soutiens en subiront les conséquences », a-t-il promis, assurant que «les meurtres de civils sont des crimes de guerre ».

16h37 : Boris Johnson qualifie de «crimes de guerre » les « attaques abjectes » contre des civils

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié de « crimes de guerre » les «attaques abjectes » de la Russie contre des civils dans la ville de Boutcha, promettant d'accroître les sanctions contre Moscou.

« Les attaques abjectes de la Russie contre des civils innocents à Irpin et Boutcha sont des preuves supplémentaires que [le président russe Vladimir] Poutine et son armée commettent des crimes de guerre en Ukraine », a déclaré le dirigeant dans un communiqué.

16h24 : À Malte, le pape condamne la «guerre sacrilège » en Ukraine

Le pape François a de nouveau condamné à Malte «la guerre sacrilège » en Ukraine «martyrisée », quelques heures après la découverte de cadavres de civils qui a suscité choc et indignation.

«Prions pour la paix en pensant à la tragédie humanitaire de l'Ukraine martyrisée, encore sous les bombardements de cette guerre sacrilège », a déclaré le pape à l'issue d'une messe en plein air devant au moins 12 000 personnes dans la capitale La Valette.

16h09 : Les corps de 410 civils retrouvés dans les territoires récemment libérés près de Kiev (procureur)

Les corps sans vie de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes par les forces ukrainiennes, a annoncé dimanche la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova. «Les experts médico-légaux en ont déjà examiné 140 », a-t-elle ajouté au cours d'une émission retransmise sur plusieurs chaînes de télévision ukrainiennes.

16h02 : Les Serbes votent à l'ombre de la guerre en Ukraine

Les Serbes votent ce dimanche à des élections où le président populiste Aleksandar Vucic escompte prolonger une décennie de règne en se posant comme le garant de la stabilité, dans l'ombre de la guerre en Ukraine.

Les électeurs désignent leur chef de l'État, leurs 250 députés ainsi que plusieurs conseils municipaux, dont Belgrade.

► À lire : Élections en Serbie: un triple scrutin et un plébiscite pour Aleksandar Vucic ?

15h49 : La population fuit Kramatorsk par peur d'une offensive russe

Des centaines de personnes fuyaient dimanche la ville de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, par peur d'une possible offensive russe sur cette partie du pays, a constaté l'AFP.

Ils étaient des centaines, femmes, enfants et personnes âgées, à prendre le train depuis la gare de cette ville sous contrôle du gouvernement de Kiev. Le départ se faisait dans l'ordre, avec l'aide de volontaires sur place, mais dans un climat de tristesse, de résignation et pour beaucoup d'angoisse.

« J'envoie mes enfants à l'ouest [du pays] dans un endroit plus sûr, comme tout le monde », a déclaré à l'AFP Andreï, dont l'épouse et les deux filles devaient embarquer dans un train en direction de Lviv (ouest). « Beaucoup de gens sont déjà partis. Depuis deux-trois jours, nos familles s'en vont, nous les hommes nous restons, la situation est mauvaise », a-t-il expliqué.

La Russie a annoncé en fin de semaine vouloir «concentrer ses efforts sur la libération du Donbass », bassin minier de l'est de l'Ukraine où Kiev dit depuis craindre une aggravation de la situation.

15h34 : Le président lituanien Gitanas Nausėda a dénoncé des « crimes de guerre » commis par la Russie à Irpin et à Boutcha

« Les photos et vidéos [qui nous arrivent] d'Irpin et Bucha dévoilent la réalité brutale des horribles crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine, a-t-il tweeté. Les autorités russes doivent être tenues pour responsables de ces crimes de guerre. La communauté internationale doit juger les criminels de guerre dans un tribunal international. Les atrocités doivent cesser ! »

15h26 : « Les autorités russes devront rendre des comptes », prévient Draghi

Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a dénoncé « les massacres de civils désarmés » en Ukraine et prévenu que « les autorités russes devront rendre des comptes ».

« Les images des crimes commis à Boutcha et dans les autres zones libérées par l'armée ukrainienne nous laissent sans voix », a-t-il déclaré au lendemain de la découverte de nombreux corps dans les rues de Boutcha, près de Kiev, après le départ des forces russes.

« La cruauté des massacres de civils désarmés est terrifiante et intolérable. Les autorités russes doivent cesser immédiatement les hostilités, mettre fin aux violences contre les civils et devront rendre des comptes », a-t-il ajouté.

15h11 : La Russie affirme que les images de civils tués à Boutcha sont une fabrication de l'Ukraine

Le ministère russe de la Défense a assuré que ses forces n'avaient pas tué de civils à Boutcha. « Pendant la période au cours de laquelle cette localité était sous le contrôle des forces armées russes, pas un seul résident local n'a souffert d'actions violentes », a déclaré le ministère. Il a affirmé que les images de cadavres dans les rues de la ville étaient « une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux ».

15h06 : La guerre en Ukraine complique le retour de la collection Morozov en Russie

L'exposition consacrée à la collection Morozov et ses chefs-d'œuvre exposés à la fondation Vuitton à Paris depuis le 21 septembre ferme ses portes ce dimanche. Cet ensemble unique, fierté russe, va devoir être renvoyé en Russie. Ce qui risque d'être compliqué.

16h59 : Plus d'un demi-million de personnes sont retournées en Ukraine

Plus de 500 000 personnes sont retournées en Ukraine depuis le début de l'invasion russe, a annoncé dimanche le ministère ukrainien de l'Intérieur.

« Au cours de la semaine écoulée, 144 000 personnes ont quitté l'Ukraine et 88 000 y sont arrivées. Au total, environ 537 000 de nos compatriotes sont rentrés en Ukraine », a déclaré dans un communiqué le ministère, citant les données du Service national des frontières.

Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) a de son côté recensé samedi 4 176 401 d'Ukrainiens partis pour l'étranger depuis le déclenchement, le 24 février, du conflit, soit 38 559 de plus qu'au précédent pointage la veille. L'Europe n'a pas connu un tel flot de réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale.

14h44 : Washington et l'Otan dénoncent des actes « horribles » à Boutcha

Les États-Unis et l'Otan ont exprimé leur horreur face aux récits d'atrocités contre les civils imputées aux forces russes à Boutcha, avertissant que le départ de Moscou de cette région ne représentait ni un « vrai retrait » ni un espoir de désescalade.

« Ces images sont un coup de poing à l'estomac », a réagi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken sur la chaîne CNN, rappelant avoir prévenu « avant l'agression de la Russie » qu'elle risquait de « commettre des atrocités ». « Nous ne pouvons pas normaliser cela. C'est la réalité de ce qui se passe chaque jour, tant que la brutalité de la Russie contre l'Ukraine se poursuit. C'est pourquoi cela doit s'arrêter », a-t-il dit.

14h26 : L'armée russe ne s'est pas retirée du nord de Kiev, prévient l'Otan

L'armée russe s'est éloignée des abords de Kiev mais elle ne s'est pas retirée du nord de l'Ukraine et son repositionnement pourrait précéder de nouvelles attaques, a déclaré le secrétaire général de l'Otan.

Interrogé sur CNN, Jens Stoltenberg a prévenu que l'Otan n'avait pas constaté de « vrai retrait » des forces russes, qui restent positionnées à quelques dizaines de kilomètres de la capitale ukrainienne, alors que le monde découvre avec horreur l'ampleur des destructions et des « atrocités » commises contre les civils dans les villes libérées.

Cette guerre doit se terminer et il incombe au président russe Vladimir Poutine d'y mettre fin, a insisté Stoltenberg.

14h05 : Zelensky accuse la Russie de commettre un «génocide » en Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de commettre un « génocide » en Ukraine pour éliminer « toute la nation ».

« Oui, c'est un génocide. L'élimination de toute la nation et des gens, nous sommes citoyens d'Ukraine. Nous avons plus de 100 nationalités. Il s'agit de la destruction et de l'extermination de toutes ces nationalités », a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine CBS.

13h56 : «Les autorités russes devront répondre des crimes » de Boutcha, déclare Macron sur Twitter

 

 

13h46 : Olaf Scholz veut que la lumière soit faite sur les « crimes commis par l'armée russe » contre des civils

 Le chancelier allemand Olaf Scholz a exigé que la lumière soit faite sur les « crimes commis par l'armée russe » à Boutcha, près de Kiev, reprise par les forces ukrainiennes et où de nombreux cadavres ont été découverts.

« Nous devons faire toute la lumière sur ces crimes commis par l'armée russe », a indiqué le chef du gouvernement dans une courte déclaration transmise par son service de presse. « Les auteurs de ces crimes et leurs commanditaires doivent rendre des comptes », a-t-il ajouté réclamant notamment que des organisations internationales aient accès à la région pour « documenter ces atrocités ».

13h34 : L'Otan dénonce des actes « horribles » et « absolument inacceptables » contre les civils à Boutcha

Les meurtres de civils imputés à l'armée russe à Boutcha, près de Kiev, sont « horribles », a déclaré dimanche le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, dénonçant une « brutalité inédite en Europe depuis des décennies ». « Il est absolument inacceptable que des civils soient pris pour cibles et tués, et cela souligne l'importance de mettre fin à cette guerre », a-t-il dit sur la chaîne américaine CNN.

Interrogé sur le départ des forces russes de la région de Kiev, que les forces ukrainiennes ont dit avoir repris, il s'est montré prudent : « Nous ne devons pas être trop optimistes » car « nous redoutons une potentielle augmentation des attaques, notamment dans le sud et l'est ».

13h29 : À Boutcha, 57 corps retrouvés dans une fosse commune

Les corps de 57 personnes ont été retrouvés dans une fosse commune à Boutcha. Une dizaine de cadavres étaient visibles, certains seulement partiellement inhumés. C'est ce qu'a déclaré Serhii Kaplytchny, le chef des secours locaux, à l'Agence France-Presse.

13h00 : La France condamne des « exactions massives »

La France condamne les « exactions massives » commises par l'armée russe dans les villes d'Ukraine qu'elle occupait ces dernières semaines, en particulier à Boutcha, dans la banlieue de Kiev, déclare dimanche le ministre français des Affaires étrangères.

« Je condamne avec la plus grande fermeté de tels actes constitutifs, s'ils sont confirmés, de crimes de guerre », a déclaré Jean-Yves Le Drian dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie française précise que Paris va travailler avec l'Ukraine et la Cour pénale internationale (CPI) pour que ces actes « ne restent pas impunis et que leurs responsables soient jugés et condamnés ».

12h55 : Pour le Kremlin, il est « impossible » d'isoler la Russie dans le monde contemporain

Il ne peut être aucun isolement de la Russie, c'est technologiquement impossible dans le monde contemporain, a assuré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview à la chaîne de télévision publique russe Rossia 1, dont des extraits ont été publiés par les agences de presse russes.

« La Russie-même est bien plus grande que l'Europe », a-t-il ajouté.

Les sanctions internationales ne cessent de se multiplier contre la Russie depuis le début de son opération militaire en Ukraine le 24 février.

« Mais tôt ou tard, nous devrons établir un dialogue, que quelqu'un outre-Atlantique le souhaite ou non », a souligné Dmitri Peskov. Il a par ailleurs rappelé que le président russe Vladimir Poutine n'a « jamais refusé de rencontrer » son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky pour trouver une solution visant à mettre fin aux hostilités en Ukraine.

« Hypothétiquement, une telle rencontre est possible », a estimé Dmitri Peskov, tout en soulignant que les délégations russe et ukrainienne participant aux négociations de paix doivent d'abord élaborer un accord « concret » censé normaliser les relations entre les deux pays.

12h42 : Où en sont les négociations ?

Pendant que la guerre fait rage sur les champs de bataille en Ukraine, les pourparlers entre les délégations russe et ukrainienne doivent reprendre lundi par visioconférence. Si ces négociations ont permis au cours des dernières semaines de clarifier la position de Kiev, la stratégie de Moscou semble bien moins lisible. 

Après quatre semaines de pourparlers, le gouvernement ukrainien est prêt à des concessions pour mettre fin à la guerre : Kiev propose la neutralité de l'Ukraine, de renoncer à adhérer à l'Otan, ainsi que des négociations pour résoudre le statut du Donbass ukrainien et de la Crimée. Ces propositions ont été faites lors de pourparlers en face-à-face à Istanbul en début de semaine.

Les négociateurs russes les ont qualifiées dans un premier temps de « significatives ». Mais l'espoir naissant n'a été que de courte durée : le lendemain, le porte-parole de la présidence russe ne constatait au contraire « aucune percée » dans les pourparlers avec l'Ukraine. Même chose ce week-end : la délégation ukrainienne a annoncé s'être entendue avec les Russes sur un possible tête-à-tête entre les présidents Zelensky et Poutine. Le principal négociateur russe fait savoir qu'une telle rencontre n'était pas encore envisageable.

Cela fait quatre semaines que le Kremlin souffle le chaud et le froid dans ces négociations avec l'Ukraine. Pas étonnant donc que Kiev et les Occidentaux restent prudents face aux annonces russes et fassent savoir qu'ils jugeront Vladimir Poutine sur ses actes et non plus sur ses paroles.

12h25 : Le chef de la diplomatie grecque est à Odessa

 

Nikos Dendias était attendu dans cette ville portuaire pour rencontrer les autorités locales ainsi que les membres de la communauté grecque.

Le ministère de la diplomatie grecque avait annoncé dimanche matin qu'il apporterait de l'aide humanitaire et comptait discuter avec les autorités de la ville de « la création d'un mécanisme permanent de distribution d'aide humanitaire ».

12h00 : La région de Tchernigiv libérée

 

 

11h20 : Berlin dénonce « un terrible crime de guerre » à Boutcha 

« Ce terrible crime de guerre ne peut pas rester sans réponse », a affirmé le vice-chancelier et ministre allemand de l'Économie, Robert Habeck au journal allemand Bild, au lendemain de la découverte de nombreux cadavres à Boutcha, une ville au nord-ouest de Kiev, reprise aux Russes. « Je pense qu'un renforcement des sanctions est indiqué. C'est ce que nous préparons avec nos partenaires de l'UE », a-t-il encore ajouté.

11h00 : Onze maires et dirigeants locaux toujours en captivité, selon Kiev

« À ce jour, onze chefs de communautés locales des régions de Kiev, Kherson, Kharkiv, Zaporijia, Mykolaïv et Donetsk sont en captivité », a annoncé dimanche la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, dans une vidéo publiée sur son compte Telegram.

« Nous en informons le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l'ONU, toutes les organisations possible comme pour les autres civils disparus », a-t-elle ajouté en demandant « à tous de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour leur retour ».

Elle a par ailleurs annoncé que la responsable du village de Motyjine, à l'ouest de Kiev, « a été tuée en captivité » par les troupes russes. L'enlèvement d'Olga Soukhenko et son mari, également retrouvé mort samedi, avait été annoncé le 26 mars par le parquet ukrainien.

Les annonces d'enlèvements de plusieurs maires de localités ukrainiennes, dans les territoires occupés par l'armée russe depuis le début de son invasion le 24 février, ont provoqué les condamnations de l'Union européenne. L'un d'eux, le maire de Melitopol, au sud, avait été libéré en échange de plusieurs soldats russes.

10h40 : Le Royaume-Uni réclame une « enquête pour crimes de guerre »

La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss a dénoncé dimanche les « actes révoltants » commis par l'armée russe contre des civils en Ukraine, notamment à Boutcha dans la région de Kiev. 

« Leurs attaques indiscriminées contre des civils innocents durant l'invasion illégale et injustifiée de l'Ukraine par la Russie doivent faire l'objet d'une enquête pour crimes de guerre », a déclaré Liz Truss dans un communiqué. « Nous ne permettrons pas à la Russie de dissimuler son implication dans ces atrocités au moyen d'une désinformation cynique », a poursuivi la cheffe de la diplomatie.

Elle a assuré que le Royaume-Uni soutiendrait « pleinement toute enquête par la Cour pénale internationale » et appelé une nouvelle fois à « accroître les sanctions » contre la Russie.

10h12 : « Le massacre de Boutcha était délibéré », dénonce l'Ukraine

« Le massacre de Boutcha était délibéré, a écrit dimanche sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba au lendemain de la découverte de nombreux cadavres dans cette ville au nord-ouest de Kiev, tout juste reprise à l'armée russe. Les Russes veulent éliminer autant d'Ukrainiens qu'ils le peuvent. Nous devons les arrêter et les mettre dehors. J'exige de nouvelles sanctions dévastatrices du G7 MAINTENANT. »

Le chef de la diplomatie ukrainienne liste ensuite une série de mesures : « Embargo sur le pétrole, le gaz et le charbon, fermeture de tous les ports aux navires et aux marchandises russes, déconnexion de toutes les banques russes de SWIFT. »

Et publie plusieurs photos montrant des cadavres de civils abandonnés en pleine rue.

« Région de Kiev. L'enfer au XXIe siècle. Les corps d'hommes et de femmes qui ont été tués avec les mains liées. Les pires crimes du nazisme sont de retour en Europe. Ceci a été fait délibérément par la Russie », a twitté de son côté un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak.

09h55 : Charles Michel dénonce les « atrocités » de l'armée russe

Le chef de l'Union européenne Charles Michel a promis dimanche de nouvelles sanctions contre Moscou en condamnant les « atrocités » commises par les forces russes à l'extérieur de la capitale ukrainienne Kiev. « Choqué par les images obsédantes des atrocités commises par l'armée russe dans la région libérée de Kiev #BuchaMassacre », a écrit le chef du Conseil européen sur Twitter. « L'UE aide l'Ukraine et les ONG à rassembler les preuves nécessaires pour les poursuivre devant les tribunaux internationaux. »

09h39 : Près de 4,2 millions de personnes ont fui l'Ukraine

 

 

L'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré dimanche que 4 176 401 Ukrainiens avaient fui depuis le 24 février, soit 38 559 de plus que le chiffre donné un jour plus tôt.

Les femmes et les enfants représentent 90 % des personnes qui ont quitté l'Ukraine, les hommes âgés de 18 à 60 ans pouvant être appelés sous les drapeaux et ne pouvant pas partir.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies a indiqué qu'en plus des réfugiés ukrainiens, près de 205 500 non-Ukrainiens vivant, étudiant ou travaillant dans le pays ont également quitté l'Ukraine. Selon l'OIM, près de 6,48 millions de personnes étaient déplacées à l'intérieur de l'Ukraine à la mi-mars.

09h10 : Une raffinerie de pétrole détruite à Krementchoug, dans le centre de l'Ukraine

Des missiles ont détruit une raffinerie pétrolière dans la région de Poltava, dans le centre de l'Ukraine, ont déclaré dimanche les autorités locales. Le gouverneur de la région de Poltava a déclaré à la télévision ukrainienne que la raffinerie de Krementchoug avait été totalement détruite par des tirs de roquettes samedi. « L'incendie a été éteint mais la raffinerie ne peut plus fonctionner », a déclaré Dmitro Lounine.

08H30 : Le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius tué à Marioupol

Le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravicius a été tué samedi à Marioupol en tentant de quitter la ville, où il documentait de longue date la situation de ce port assiégé, ont rapporté certains de ses collègues et des médias.

Il y a quelques années, il avait réalisé le film documentaire Mariupolis, présenté pour la première fois au Festival international du film de Berlin en 2016. Tourné à Marioupol, le film faisait le portrait de cette ville ukrainienne en pleine crise.

07h59 : L'attaque d'Odessa visait des infrastructures pétrolières, selon Moscou

 

 

L'origine de ces explosions qui ont secoué dimanche matin Odessa, principal port de l'Ukraine, sur la mer Noire, dans le sud-ouest du pays, reste incertaine. À la suite de ces explosions, survenues vers 06H00 (3hTU), plusieurs énormes colonnes de fumée noire et des flammes s'élevaient au-dessus d'une zone industrielle.

Selon le ministère russe, cité par l'agence Interfax, des missiles à haute précision tirés par des navires de guerre et des avions russes ont notamment détruit trois réservoirs de pétrole qui servaient à alimenter les forces ukrainiennes qui affrontent l'armée russe à Mykolaïv, à une grosse centaine de kilomètres au nord-est d'Odessa. Une « infrastructure stratégique » du port a été touchée, a confirmé le porte-parole de l'administration régionale, Sergueï Bratchouk, à la télévision publique ukrainienne.

Il s'agit d'une attaque de roquettes qui n'a pas fait de victime, a affirmé dans un communiqué un officier du commandement régional Sud, Vladislav Nazarov. « La région d'Odessa fait partie des cibles prioritaires de l'ennemi. L'ennemi poursuit sa pratique sournoise de frapper des infrastructures sensibles », a-t-il déclaré, réitérant l'interdiction de toute publication sur la localisation ou les dégâts des frappes.

« Les nazis russes ont effectué une frappe de missiles, dont certains ont été abattus par la défense antiaérienne ukrainienne », avait auparavant indiqué la ville d'Odessa dans un communiqué.

07h42 : Le chef de la diplomatie grecque attendu à Odessa ce dimanche

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, devrait arriver « très bientôt » à Odessa, alors que le grand port ukrainien sur la Mer Noire a subi des frappes ce dimanche matin. « Le ministre arrivera très bientôt à Odessa. Il apporte de l'aide humanitaire, qui sera remise aux autorités de la ville », et compte discuter avec eux de « la création d'un mécanisme permanent de distribution d'aide humanitaire ».

Nikos Dendias rencontrera également des membres de la communauté grecque de cette ville du sud-ouest de l'Ukraine et compte y rouvrir le consulat grec. Le ministre avait annoncé en mars son intention de se rendre, avec de l'aide humanitaire, à Marioupol, qui compte la plus importante communauté grecque du pays. Mais les bombardements russes sur ce port stratégique de la Mer d'Azov ont empêché ce voyage.

07h21 : Les conditions ne sont pas encore réunies pour un sommet Poutine-Zelensky, selon la Russie

Le principal négociateur russe a tempéré les déclarations de son homologue ukrainien David Arakhamia. « Le projet d'accord [de paix] n'est pas prêt à être soumis à une réunion au sommet », a assuré le négociateur russe. « Je le répète encore et encore : la position de la Russie sur la Crimée et le Donbass demeure INCHANGÉE », a indiqué Vladimir Medinski sur Telegram.

Il a indiqué que les négociations avec Kiev reprendraient lundi. Un négociateur ukrainien avait déclaré samedi que la Russie avait fait savoir qu'elle avait accepté la plupart des propositions écrites formulées par Kiev lors des derniers pourparlers de paix à Istanbul, à l'exception de celle sur le statut de la Crimée, et s'était dite ouverte à des consultations directes entre les deux chefs d'État.

06h51 : De plus en plus de réfugiés ukrainiens à la frontière américano-mexicaine, selon CNN

 

 

Selon la chaîne américaine CNN, les autorités locales de Tijuana font état de centaines d'Ukrainiens arrivés ces derniers jours dans cette ville frontalière mexicaine.

06h25 : Un haut responsable de l'ONU à Moscou pour tenter d'obtenir un « cessez-le-feu humanitaire » 

Alors que la guerre a fait, a minima, des milliers de morts et contraint à l'exil plus de 4,1 millions d'Ukrainiens le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Martin Griffiths, « sera à Moscou dimanche et après il ira à Kiev », avait annoncé vendredi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, en rappelant qu'il lui avait donné pour mission de « rechercher un cessez-le-feu humanitaire en Ukraine ».

Jusqu'à présent, la Russie refusait toute visite d'un haut responsable de l'ONU ayant l'Ukraine pour sujet principal.

05h56 : Dans les décombres de Trostyanets, libérée après un mois d'occupation

 

 

Notre correspondant en Ukraine, Stéphane Siohan, était dans la petite ville de Trostyanets, dans la région de Soumy, à 25 km de la frontière russe, l'une des premières villes occupée par les forces russes, et qui vient d’être libérée par l’armée ukrainienne.

Tout d’abord, ce qui m’a frappé, c’est le niveau massif des destructions, dans cette ville de 20 000 habitants avant la guerre où étaient positionnés un millier de soldats russes : ces derniers avaient massé des tanks et leur artillerie près de la gare et ils bombardaient en permanence les villes de la région depuis le centre de Trostyanets,

Résultat, la 93e Brigade ukrainienne a totalement liquidé les forces russes et le quartier de la gare n’est plus d’un champ de ruines, rapporte le journaliste. 

Tous les témoignages recueillis montrent que l’occupation russe s’est livrée à des exactions massives. Les occupants russes ont bombardé l’hôpital de la ville, ouvert le feu sur des habitants, et selon le maire, au moins 50 civils ont été tués par les soldats russes. Un chiffre qui selon lui pourrait être bien plus élevé car de nombreux corps ont été enterrés dans les jardins et au bord des routes.

► À lire : Ukraine: dans les villes libérées de l'armée russe, les découvertes macabres se multiplient

05h25 : Human Rights Watch dit avoir documenté des cas de crimes de guerre

L'ONG Human Rights Watch affirme avoir documenté plusieurs cas où les forces militaires russes ont commis des violations du droit de la guerre contre des civils dans les zones occupées des régions de Tchernigiv, Kharkiv et Kiev. Elle évoque notamment un cas de viol répété et des cas d'exécution sommaire. Les faits rapportés ont eu lieu à Kharkiv, Boutcha, près de Kiev ou encore dans le village de Staryi Bykiv, dans la région de Tchernigiv.

04h57 : Panaches de fumée noire au-dessus d'Odessa

Sur son compte Twitter, le journaliste britannique d'ITV Richard Gaisford dit avoir été réveillé par une série de fortes explosions à Odessa.

04h25 : L'étau se desserre autour de Kiev, laissant apparaître des rues jonchées de cadavres

Irpin, Boutcha, Gostomel… Les noms de ces faubourgs de la capitale ukrainienne sont devenus synonymes de la résistance des Ukrainiens face à l'armée russe. Mais cette fois, c'est fait, le gouvernement ukrainien a annoncé samedi avoir repris le contrôle de la totalité de la région de Kiev.

Les premières images qui émergent de ces localités désertées par l’armée russe sont épouvantables, rapporte notre envoyé spécial dans la région de Dnipro, Vincent Souriau. On y voit les cadavres des civils tués dans les combats et les bombardements. En particulier dans l’ouest de Kiev, avec des scènes atroces, qui semblent résulter d’exécutions sommaires. Certaines dépouilles portent encore les mains attachées dans le dos. Des hommes désarmés et sans défense tués à bout portant.

La mairie de Boutcha, l’une des communes limitrophes de la capitale ukrainienne, indique que près de 300 corps ont déjà été placés dans des fosses communes. Et le décompte va sans aucun doute s’aggraver dans les prochains jours. Car où que se rendent les journalistes des principaux médias ukrainiens ou des rédactions étrangères, France Televisions, la BBC, le New York Times, et tant d’autres, dans ces zones reprises à l’armée russe autour de Kiev, à chaque fois, ils y découvrent des éléments constitutifs de crimes de guerre. En vertu du droit international, les belligérants ont l’interdiction de prendre pour cible des civils.

04h00 : Une série d'explosions entendue à Odessa

Plusieurs explosions ont été entendues ce dimanche matin vers 6h heure locale (4h TU) à Odessa, ville côtière de la mer Noire dans le sud-ouest de l'Ukraine, a constaté un journaliste de l'AFP. Au moins trois colonnes de fumée noire et des flammes étaient visibles, apparemment dans une zone industrielle.

Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l'Intérieur ukrainien, a écrit sur son compte Telegram : « Odessa a été attaquée depuis les airs. Des incendies ont été signalés dans certaines zones. Une partie des missiles a été abattue par la défense aérienne. Il est recommandé de fermer les fenêtres. »

03h10 : Plus de 1 500 Ukrainiens se sont réfugiés en Estonie en passant par la Russie la semaine dernière

La semaine dernière, plus de 1 500 Ukrainiens sont arrivés en Estonie par la ville frontière de Narva entre l’Estonie et la Russie, selon le média estonien public ERR. De nombreuses personnes sont originaires des villes du sud de l’Ukraine. La liaison terrestre entre Saint-Pétersbourg et Tallinn est l’une des rares encore existante entre la Russie et le reste de l’Europe. À la gare routière de Tallinn, notre correspondante Marielle Vitureau a rencontré une famille venant de Marioupol.

02h35 : Varsovie accuse Paris et Berlin d'être trop favorables à Moscou

Le vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski, considéré comme l'homme fort du pouvoir à Varsovie, a accusé la France et l'Allemagne d'une trop grande proximité avec la Russie dans le contexte de la guerre en Ukraine. « L'Allemagne, comme la France, a un fort penchant en faveur de Moscou », a critiqué le chef parti nationaliste-populiste PiS au pouvoir en Pologne, dans une interview publiée dimanche par le quotidien allemand Die Welt.

Jaroslaw Kaczynski a réservé ses flèches les plus acérées en direction de Berlin. « Pendant des années, le gouvernement allemand n'a pas voulu voir ce que faisait la Russie sous la direction de (Vladimir) Poutine et on voit le résultat aujourd'hui », a-t-il jugé. « La Pologne n'est pas satisfaite du rôle de l'Allemagne en Europe », a-t-il encore martelé, reprochant à Berlin d'avoir tenté « de rebâtir ce qu'avait fait l'ancien chancelier de l'Empire Bismarck », à savoir « une domination allemande mais côte-à-côte avec la Russie ».

Le vice-Premier ministre polonais a notamment critiqué Berlin pour ne pas livrer suffisamment d'armes à l'Ukraine et pour refuser un embargo au moins sur les importations de pétrole en provenance de la Russie.

02h08 : Les États baltes ont cessé d'importer du gaz russe

Les États baltes ont cessé d'importer du gaz naturel russe qui « n'est plus acheminé vers la Lettonie, l'Estonie et la Lituanie depuis le 1er avril », a indiqué samedi le dirigeant de l'entreprise de stockage lettone Conexus Baltic Grid. « Il y a des années, mon pays a pris des décisions qui nous permettent aujourd'hui de rompre sans peine les liens énergétiques avec l'agresseur », a expliqué Uldis Bariss, PDG de Conexus Baltic Grid à la radio lettone. « Si nous pouvons le faire, le reste de l'Europe peut le faire aussi ! », a-t-il affirmé. Les pays baltes sont désormais desservis par des réserves de gaz stockées sous terre en Lettonie.

Sur Twitter, le président lituanien Gitanas Nauseda a également appelé le reste de l'Union européenne à suivre l'exemple des pays baltes: « À partir de ce mois-ci, plus de gaz russe en Lituanie », a-t-il déclaré. Selon Eurostat, en 2020, la Russie comptait pour 93% des importations estoniennes de gaz naturel, 100% des importations lettones et 41,8% des importations lituaniennes.

01h30 : La vice-Première ministre ukrainienne fait état de plus de 4 000 civils évacués samedi

La vice-Première ministre ukrainienne, Irina Verechtchouk, a donné sur Telegram les détails des évacuations de samedi en Ukraine. Elle a annoncé que 4 217 civils ont pu être évacués, dont 2 650 en provenance de la région du Lougansk. Selon elle, 1 263 personnes sont arrivées à Zaporijia depuis Marioupol (pour 765 d’entre elles) et Berdiansk par leurs propres moyens

00h45 : La guerre en Ukraine pourrait coûter jusqu'à un point et demi de croissance à l'Europe, selon l'OCDE

L'invasion russe de l'Ukraine pourrait coûter « un point à un point et demi » de croissance à l'Europe, en fonction de la durée du conflit, tandis que l'inflation pourrait encore augmenter « de deux points à deux points et demi », a estimé la cheffe économiste de l'OCDE, Laurence Boone, auprès du Journal du dimanche. Si la Française précise que « le degré d'incertitude est élevé » quant à ces estimations, elle considère qu'il faudra mener « une réflexion en profondeur concernant les sujets fondamentaux, dont la sécurité alimentaire, énergétique et numérique, ainsi que l'organisation des échanges commerciaux ».

00h05 : L'Ukraine a affirme samedi que toute la région de Kiev a été « libérée »

Les autorités ukrainiennes ont annoncé ce samedi que toute la région de Kiev était repassée sous contrôle ukrainien, après le retrait des forces russes de villes-clés situées près de la capitale. L'annonce a été faite sur Facebook par la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Maliar. Les localités d'« Irpin, Boutcha, Gostomel et toute la région de Kiev ont été libérées de l'envahisseur », a-t-elle affirmé. C'est à lire ici.