Le jour où l’Ukraine a annoncé avoir entièrement repris la région de Kiev

Au 38e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce samedi 2 avril, les autorités ukrainiennes affirme avoir repris le contrôle de toute la région de Kiev après un « retrait rapide » des forces russes.

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d'accueil.


Les points essentiels :

► Les autorités ukrainiennes ont annoncé que la région de Kiev est entièrement sous leur contrôle, ce samedi. Plus tôt dans la journée, un conseiller présidentiel ukrainien a estimé que les forces russes opèrent un « retrait rapide » des régions de Kiev et Tchernihiv, dans le nord de l'Ukraine, et ont pour objectif de « prendre pied dans l'est et le sud ».

► Après le départ des troupes russes près de Kiev, les Ukrainiens trouvent des villes en partie détruites avec de nombreux cadavres de civils jonchant les rues, comme à Boutcha. Certains d'entre eux avaient les mains, lorsqu'ils ont été tués.

► Plus de 3 000 personnes ont pu être « sauvées » de Marioupol, ville du sud-est de l'Ukraine assiégée par les forces russes, a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée dans la nuit de vendredi à samedi. De son côté, le comité international de la Croix-Rouge a déclaré avoir été contraint de faire demi-tour. Sept couloirs humanitaires devraient être ouverts ce samedi pour évacuer les civils des régions assiégées, dont un pour Marioupol, selon la vice-Première ministre ukrainienne.

► Ce samedi, l'Ukraine affirme que la Russie aurait accepté « oralement » les propositions de Kiev et attend une réponse écrite de Moscou. Les pourparlers russo-ukrainiens avaient repris vendredi en vidéo.

► Le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Martin Griffiths, sera dimanche à Moscou afin d'essayer d'avoir un « cessez-le-feu humanitaire » en Ukraine, a annoncé vendredi le chef des Nations unies, Antonio Guterres.


Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

23h45 : 160 000 personnes toujours bloquées à Marioupol

Les évacuations se font lentement. Tout au long de la journée de samedi, des voitures particulières et quelques autocars sont arrivés dans la ville Zaporijia, à 250 km à l’ouest de Marioupol. Avant de partir plus loin ou d’être orientés vers des logements, les familles sont accueillies dans un parc d’exposition, où elles peuvent souffler un peu. Le reportage de nos envoyés spéciaux Anastasia Becchio et Boris Vichith.

 

 

23h01 : La Croix-Rouge tente toujours d'évacuer les civils de Marioupol

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé samedi que son opération visant à évacuer les civils de la ville ukrainienne de Marioupol, assiégée par l'armée russe, était encore en cours, quelques heures après que la Russie a déclaré qu'aucun convoi d'aide humanitaire n'avait pu rallier la ville ukrainienne de Marioupol, accusant l'association humanitaire d'être responsable de cet échec.

Selon le ministère russe de la Défense, les convois n'ont pas réussi à atteindre Marioupol, ni vendredi, ni samedi, en raison « d'actions destructives » de la part du CICR, a rapporté l'agence de presse russe Interfax.

22h37 : La guerre en Ukraine pourrait coûter jusqu'à un point et demi de croissance à l'Europe, selon l'OCDE

L'invasion russe de l'Ukraine pourrait coûter « un point à un point et demi » de croissance à l'Europe, en fonction de la durée du conflit, tandis que l'inflation pourrait encore augmenter « de deux points à deux points et demi », a estimé la cheffe économiste de l'OCDE, Laurence Boone, auprès du Journal du dimanche.

22h20 : Reportage au zoo de Kharkiv, ville lourdement bombardée par la Russie

L'Est de l'Ukraine toujours sous les bombes. Les bombardements n'ont pas cessé depuis le 24 février sur Kharkiv. Les services publics y sont à l'arrêt à l'image du zoo municipal de 16 hectares en plein centre-ville. Les soigneurs s'acharnent à maintenir les animaux à l'abri des obus. Reportage de nos envoyés spéciaux à Kharkiv, Vincent Souriau et Sami Boukhelifa :

 

21h21 : Plus optimiste, l'Ukraine relève ses prévisions de semis de printemps

Selon, le ministère de l'Agriculture ukrainien, environ 13,4 millions d'hectares au total pourraient être semés ce printemps en Ukraine, soit une baisse de près de 20% par rapport à 2021. Il y aura donc plus de surfaces cultivées que par rapport aux prévisions du mois de mars. Roman Lechtchenko, alors ministre de l'Agriculture, avait déclaré que les surfaces semées au printemps pourraient chuter de plus de moitié.

Mais tous ces chiffres sont à prendre avec des pincettes, ils peuvent changer encore ; une partie des régions, notamment dans le sud fertile sont en proie aux hostilités et inaccessible. Le pays connait des problèmes de logistiques et surtout d’approvisionnement en carburant. Dans une telle situation, il est difficile de savoir quelles cultures seront plantées. Mykola Solsky, le nouveau ministre de l’agriculture explique que chaque fermier prendra la décision en fonction de la disponibilité des semences, des engrais, des pesticides et du fuel. La guerre a beaucoup affecté l’agriculture en Ukraine, l'un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux de produits agricoles.

20h53 : Un risque d'encerclement des meilleurs troupes ukrainiennes dans le Donbass

L'État-major russe avait annoncé la semaine dernière vouloir concentrer ses efforts sur le Donbass et donc de faire la jonction entre la Crimée et l'Est de l'Ukraine. Dans cette région sont positionnées les meilleurs troupes de l'armée ukrainienne. Elles risquent aujourd'hui de se faire encerclées par les forces russes. Pour le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, il s'agit là d'« une menace qu'il ne faut pas prendre à la légère ».

 

 

20h16 : Le négociateur ukrainien affirme que Moscou a accepté « oralement » les propositions de Kiev

David Arakhamia, l’un des négociateurs ukrainiens, que Moscou avait accepté « oralement » les principales propositions ukrainiennes, ajoutant que Kiev attendait désormais une confirmation écrite. S'exprimant dans une émission télévisée, il a laissé entendre que les discussions visant à mettre fin aux hostilités avaient considérablement avancé.

« La Fédération de Russie a donné une réponse officielle à toutes les positions [ukrainiennes ndlr], à savoir qu'elle les accepte, sauf en ce qui concerne la question de la Crimée », annexée par Moscou en 2014, a assuré M. Arakhamia.

Le négociateur a également déclaré que si une rencontre entre les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et russe Vladimir Poutine devait finalement avoir lieu, celle-ci se déroulerait « très probablement » en Turquie. Toutefois aucune date ou lieu d'une éventuelle rencontre entre les deux présidents n'a été fixé.

Le négociateur ukrainien a souligné que Moscou avait convenu, au cours des pourparlers qu'un référendum sur la neutralité de l'Ukraine serait « la seule façon de sortir de cette situation ». Si les Ukrainiens ne donnent pas leur accord à un tel statut, « nous reviendrons soit à un état de guerre, peut-être, soit à de nouvelles négociations ».

19h38 : Retour en quatre points sur la rencontre virtuelle UE-Chine concernant la guerre en Ukraine

La Chine affirme travailler pour la paix en Ukraine, mais refuse de prendre position contre la Russie. Les dirigeants chinois l’ont réaffirmé à l’occasion du 23ᵉ sommet UE-Chine. Cette nouvelle rencontre virtuelle a permis d’affirmer les points d’accords, mais aussi les différences entre Pékin et Bruxelle, comme nous le rapporte notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde.

Sommet UE-Chine: les points d’accord et de désaccord sur la guerre en Ukraine

18h23 : Les restes de l'Antonov An-225 à l'aéroport d'Hostomel

À l'aéroport d’Hostomel, voici une première image de l’Antonov An-225, Mrya (« rêve » en ukrainien), le plus gros avion du monde et une fierté pour les Ukrainiens, détruit durant l'invasion russe.

17h40 : La vice-ministre ukrainienne de la Défense annonce que la région de Kiev est entièrement « libérée »

L'armée ukrainienne aurait repris le contrôle de la totalité de l'oblast de Kiev après le retrait des forces russes de villes-clés situées près de la capitale, a annoncé samedi la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Hanna Malyar. « Toute la région de Kiev a été libérée de l'envahisseur », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Plus tôt dans la journée, un conseiller de la présidence ukrainienne, Oleksi Arestovitch, avait indiqué que les forces ukrainiennes avaient repris plus de 30 villes et villages dans les environs de Kiev. Toutes ces villes ont été dévastées par les combats qui y ont fait rage après le début, le 24 février, de l'invasion russe.

 

Le président Volodimir Zelensky a accusé les troupes russes d'avoir miné des bâtiments, du matériel abandonné et même des cadavres pendant leur retraite des derniers jours dans le nord du pays. « Ils ont miné tout ce territoire. Les maisons sont minées, le matériel est miné, et même les cadavres », a-t-il affirmé dans une vidéo diffusée samedi.

L'Ukraine affirme que toute la région de Kiev a été «libérée»

17h25 : Le président lituanien annonce l'arrêt complet des importations de gaz russe

Le président lituanien Gitanas Nauseda a annoncé que le pays qu'« à partir de ce mois-ci, il n'y a plus de gaz russe en Lituanie » sur son compte Twitter. Dans le même temps, il encourage les autres pays européens à le faire : « Il y a des années, mon pays a pris des décisions qui nous permettent aujourd'hui de rompre sans peine les liens énergétiques avec l'agresseur. Si nous pouvons le faire, le reste de l'Europe peut le faire aussi ! » Jeudi 31 mars, Gitanas Nauseda réclamait déjà un embargo sur le gaz russe en Europe.

La Lituanie, pays balte craignant son voisin russe, est un des soutiens indéfectibles de l'Ukraine depuis le début de l'invasion. C'est d'ailleurs la guerre dans le Donbass dès 2014 qui a fait changer d'avis la Lituanie sur sa politique énergétique. Dès lors, le pays a enclenché un processus pour sortir de la dépendance au gaz russe.

16h49 : 280 personnes enterrées « dans des fosses communes » à Boutcha

 

 

 

Près de 300 personnes ont au total dû être enterrées « dans des fosses communes » à Boutcha, une ville au nord-ouest de Kiev théâtre de féroces combats qui vient d'être reprise par les soldats ukrainiens, a déclaré à l'AFP son maire Anatoly Fedorouk. « À Boutcha, nous avons déjà enterré 280 personnes dans des fosses communes », car il était impossible de le faire dans les trois cimetières de la municipalité, tous à portée de tir des militaires russes, a dit au téléphone M. Fedorouk.

15h52 : Des positions fragiles dans le Donbass pour l'Ukraine

Vers le Sud, les Russes ont pris une grande partie de la rive gauche du Dniepr entre Kherson et Marioupol. Ils ont réussi à faire la jonction avec leurs troupes dans le Donbass. Selon le général Olivier Kempf, 30 à 40% des troupes ukrainiennes avaient été établie dans le Donbass en position défensive. Ces troupes se font harcelées depuis cinq semaines par l'armée russe, et on n'a aucune indication des pertes réelles ukrainiennes. Les positions ukrainiennes semblent aujourd'hui fragiles dans le Donbass et notamment près d'Izioum. Il semble que les Russes progressent au sud d'Izioum et ont réussi à percer au Nord de l'oblast de Donetsk.

 

 

15h25 : À Energodar, ville occupée, quatre blessés dans une manifestation réprimée

Une manifestation de civils à Energodar, une ville du sud de l'Ukraine occupée par les forces russes, a été dispersée samedi par des tirs de mortiers et de grenades assourdissantes qui ont fait quatre blessés, a annoncé une responsable ukrainienne. « Aujourd'hui à Energodar, les habitants de la ville se sont à nouveau réunis pour un rassemblement de soutien à l'Ukraine, en chantant l'hymne national », a déclaré sur Facebook Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement.

14h57 : Au moins vingt cadavres retrouvés alignés dans une rue de Boutcha, près de Kiev

Les cadavres d'au moins vingt hommes portant des vêtements de civils étaient alignés samedi dans une rue de Boutcha, ville au nord-ouest de Kiev que les soldats ukrainiens viennent de reprendre aux forces russes, selon l'AFP. L'un des hommes avait les mains liées et les corps étaient éparpillés sur plusieurs centaines de mètres. On ne pouvait immédiatement déterminer la cause de leur mort.

14h11 : Le général Dominique Trinquand revient sur l'attaque à Belgorod

La Russie accuse l'Ukraine d'avoir mené une frappe par hélicoptères sur son sol. Vendredi, l'attaque a touché les installations de stockage de carburant du géant de l'énergie Rosneft à Belgorod. Cette ville russe est située à environ 40 km de la frontière avec l'Ukraine. Les autorités ukrainiennes n'ont pas confirmé ces frappes aériennes. Pour le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, il s'agit bien d'une attaque ukrainienne sur le sol russe.

13h43 : Des batailles importantes s'annoncent dans l'est et le sud, selon Kiev

Des batailles de grande ampleur s'annoncent dans l'est et le sud de l'Ukraine, en particulier pour le contrôle de Marioupol, a déclaré un conseiller de la présidence ukrainienne, Oleksi Arestovitch. S'exprimant sur une chaîne de télévision publique, il a ajouté que les troupes ukrainiennes présentes autour de Kiev avaient repris plus de 30 villes et villages dans la région et tenaient la ligne de front à l'est face aux forces russes.

13h40 : Le pape dit envisager de se rendre à Kiev

Interrogé par la presse dans l'avion qui l'emmenait de Rome à Malte, le pape François a indiqué qu'une visite prochaine en Ukraine, à l'invitation du président Volodymyr Zelensky, était « sur la table ». Le pape a été invité le mois dernier par Volodymyr Zelensky à jouer le rôle de médiateur dans les négociations entre Kiev et Moscou et à se rendre dans son pays envahi fin février par les troupes russes.

13h27 : En Russie, plus de 170 arrestations lors des protestations contre le conflit en Ukraine

Vers 13h TU, « plus de 178 personnes ont été arrêtées dans 15 villes russes », a déclaré l'ONG OVD-Info spécialisée dans le suivi des arrestations dans le pays. À Moscou, un sit-in contre l'intervention militaire russe en Ukraine était prévu pour 11h TU dans le parc Zariadié, à l'ombre du Kremlin. Peu après, la police a commencé à arrêter des personnes assises sur les bancs du parc, en pleine tempête de neige. « Non à la guerre en Ukraine ! », a crié une jeune femme interpellée par la police.

Plus de 30 fourgons de police ont été déployés autour du parc et près des murailles rouges du Kremlin, et plus d'une vingtaine de personnes ont été arrêtées, selon le journaliste de l'AFP.

12h44 : Bombardements dans l'est et dans le centre de l'Ukraine

Plusieurs régions, notamment dans le centre et l'est, ont été bombardées depuis la nuit de vendredi à samedi.

Les frappes ont touché des quartiers résidentiels à Kharkiv, dans l'Est, selon la présidence citant les autorités régionales, mais aussi des infrastructures à Dnipro, dans le centre, selon le gouverneur régional, ou encore des localités dans les régions de Donetsk et Lougansk, à l'Est, ainsi que Kherson, au sud.

Des bombardements ont aussi atteint des infrastructures à Krementchouk, dans la région de Poltava, siège de la plus grande raffinerie de pétrole ukrainienne, a indiqué la présidence ukrainienne, tandis que le ministère russe de la Défense annonçait samedi matin avoir détruit avec « des armes de haute précision » des dépôts d'essence et de carburant.

12h25 : Comment analyser le retrait des forces russes dans le Nord ?

L'Ukraine a annoncé samedi un « retrait rapide » de l'armée russe des régions de Kiev et de Tchernihiv. Pour les experts militaires occidentaux, ce retrait correspond à une nouvelle phase dans l'offensive russe en Ukraine. Après avoir subi des pertes importantes – environ 20% de son matériel et de son personnel –, l'état-major russe avait annoncé la semaine dernière vouloir concentrer ses efforts sur l'est et le sud de l'Ukraine. C'est là que les troupes russes ont réussi à faire la jonction entre le Donbass et la Crimée, à l'exception de la ville de Marioupol qui n'est toujours pas tombée.

Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, précise que tous les soldats russes ne seront pas retirés de Kiev et du nord de l'Ukraine. Puisqu'il s'agira pour les Russes de « fixer » une partie de l'armée ukrainienne dans ces régions. 

12h00 : Plus de 4,1 millions de réfugiés

 

Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 4 137 842 réfugiés ukrainiens samedi en milieu de journée, soit 34 966 de plus que lors du précédent pointage vendredi. L'Europe n'a pas connu un tel flot de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale.

Quelque 90% de ceux qui ont fui l'Ukraine sont des femmes et des enfants, les autorités ukrainiennes n'autorisant pas le départ des hommes en âge de porter les armes.

L'Organisation internationale pour les migrations de l'ONU a précisé qu'environ 205 500 non-Ukrainiens avaient aussi fui le pays et rencontraient parfois des difficultés à rentrer dans leur pays d'origine.

L'ONU estime à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l'intérieur du pays.

11h00 : Un photojournaliste ukrainien retrouvé mort près de Kiev

Le photographe et documentariste ukrainien Maks Levin a été retrouvé mort près de la capitale Kiev après avoir été porté disparu il y a plus de deux semaines, a déclaré samedi le conseiller présidentiel Andriy Yermak. « Il a été porté disparu dans la zone de conflit le 13 mars dans la région de Kiev. Son corps a été retrouvé près du village de Guta Mezhygirska le 1er avril », a-t-il déclaré sur Telegram.

10h42 : Le pape fustige les actes de « quelque potentat » enfermé dans des « intérêts nationalistes »

Le pape François a parlé des « vents glacés de la guerre » qui balaient à nouveau l'Europe en évoquant le conflit en Ukraine au début de son voyage à Malte samedi.

Une fois de plus, un potentat, tristement pris dans des revendications anachroniques d'intérêts nationalistes, provoque et fomente des conflits, alors que les gens ordinaires ressentent la nécessité de construire un avenir qui, soit sera partagé, soit ne sera pas du tout.

Le pape a également appelé à « des réponses globales et partagées » face à « l'élargissement de l'urgence migratoire », alors que des millions de personnes affluent en Europe, fuyant la guerre en Ukraine.

Par ailleurs avant de s’envoler pour Malte, le pape a reçu des réfugiés ukrainiens dans sa résidence, rapporte notre envoyé spécial à Malte, Cyprien Viet. Parmi eux, des proches d’enfants malades évacués d’Ukraine et qui sont actuellement pris en charge au Bambino Gesu, le grand hôpital pédiatrique de Rome, directement administré par le Vatican.

10h34 : Un rassemblement pris pour cible à Energodar

Le média ukrainien The Kyiv Independent rapporte que selon Energoatom, la société nationale ukrainienne d'énergie nucléaire, les forces russes ont arrêté un nombre indéterminé de personnes s'opposant à l'occupation russe lors d'un rassemblement pacifique à Energodar, dans la région de Zaporijia. Peu après, les habitants ont entendu de fortes explosions et des bruits de « tirs massifs » dans la ville.

10h13 : En Estonie, des femmes fabriquent des filets de camouflage pour l'armée ukrainienne

Plus d’un mois après le début de la guerre en Ukraine, la solidarité ne faiblit pas dans les pays baltes pour soutenir l’Ukraine de toutes les manières possibles. Des tonnes d’aide humanitaire et d’armes prennent la route, direction l’Ukraine. Dans ces cartons, on trouve notamment des filets de camouflage tissés par des femmes, raconte notre correspondante à Tallinn, Marielle Vitureau.

► À lire : En Estonie, des femmes fabriquent des filets de camouflage pour l'armée ukrainienne

09h56 : Les forces russes se retirent rapidement du nord de l'Ukraine

Les forces russes effectuent un « retrait rapide » des régions autour de la capitale Kiev et de la ville de Tchernihiv dans le nord de l'Ukraine, a déclaré samedi le conseiller présidentiel ukrainien Mykhaylo Podolyak. « Avec le retrait rapide des Russes des régions de Kiev et de Tchernihiv, il est tout à fait clair que la Russie donne la priorité à une tactique différente : se replier sur l'est et le sud, garder le contrôle de vastes territoires occupés et y prendre pied de façon puissante », a-t-il déclaré sur la messagerie Telegram.

09h45 : le groupe hôtelier Accor justifie son maintien en Russie

Le géant hôtelier français Accor continue d'opérer en Ukraine comme en Russie, parce qu'il y rend des services « extrêmement précieux, voire indispensables », a défendu son PDG Sébastien Bazin samedi sur la radio France Inter. Il ajoute ne pas contribuer à l'effort de guerre russe, car il ne « paie pas d'impôts » en Russie.

Je ne gagne pas d'argent là-bas, donc personne ne peut me dire que je finance la guerre. Je ne paie pas d'impôts parce que j'y perds de l'argent, on est à 32% de taux d'occupation alors qu'on commence à gagner de l'argent à 55%.

« On est présent dans les moments difficiles partout dans le monde, Accor n'a jamais en 50 ans fermé d'hôtel dans une zone de conflit », a-t-il expliqué. « Les collaborateurs, c'est la seule chose à laquelle je tiens, s'ils ne sont pas là on ne peut pas fonctionner. J'en ai 3 800 en Russie dans 55 hôtels dont je ne suis pas propriétaire, mais gestionnaire et donc responsable de ces collaborateurs. »

 

Il a estimé que « le service qu'on rend en Russie est extrêmement précieux, voire indispensable pour les médias, les organisations caritatives, les délégations étrangères qui viennent négocier, et si on ferme vous n'aurez plus aucun témoin là-bas ».

Le groupe, qui comptait sept hôtels en Ukraine, en a « encore trois ouverts à Kiev et à Lviv » et a rapatrié nombre de ses 700 collaborateurs dans le pays, a détaillé le PDG d'Accor.

09h31 : Marakiv reprise, mais dévastée

08h54 : « Le rôle de la Chine ne doit pas être surestimé »

Si les médias d’État chinois reprennent ce samedi les termes « ouverts » et « francs » pour décrire les discussions virtuelles de cette nuit entre responsables européens et chinois, si la Chine partage la volonté de l’UE de mettre un terme à ce qui est qualifié ici de « crise ukrainienne », les avis pour y parvenir divergent, souligne notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde. La Chine et l’UE respectent le principe de la charte des Nations unies et l’intégrité de la souveraineté des nations, indique Wang Lutong : « Nous sommes tous en faveur d’une solution diplomatique, mais la balle n’est pas seulement dans le camp de la Chine », affirme le directeur des Affaires européennes au sein du ministère chinois des Affaires étrangères.

 

Nous avons toujours soutenu un cessez-le-feu et nous avons contribué à l’effort de paix, mais pour être honnête, le rôle de la Chine ne doit pas être surestimé. Parce que l’action militaire est une décision indépendante prise par la Russie, on ne peut pas juste demander à la Russie d’arrêter la guerre, et elle va arrêter cette guerre… Ça ne marche pas comme ça !

Le mot « guerre » a donc été employé par un haut diplomate chinois pour décrire l’invasion de l’Ukraine, notent les journalistes présents à la conférence de presse ce samedi.

Pour le reste, la Chine reste sur sa position, notamment concernant les sanctions : « Nous ne ferons rien de délibéré pour aider la Russie à contourner les sanctions imposées par les États-Unis et les pays européens, mais nous y sommes opposés », a répété le directeur Europe du ministère chinois des Affaires étrangères. Il juge ces sanctions contre-productives, avec des risques financiers et monétaires pour le reste du monde.

08h20 : Des réfugiés des régions de Lougansk et Donetsk arrivent en Russie

07h56 : Sept couloirs humanitaires prévus ce samedi

Sept couloirs humanitaires sont prévus ce samedi pour évacuer des civils de régions ukrainiennes assiégées, a déclaré la vice-Première ministre Irina Verechtchouk sur son compte Telegram.

L'un de ces couloirs doit permettre à des véhicules privés de quitter la ville de Marioupol et à des bus d'évacuer des résidents de Marioupol réfugiés à Berdiansk, a-t-elle précisé.

07h29 : Un bilan humain toujours flou

Il est toujours très difficile d'établir un bilan humain précis de ce conflit, tant les fourchettes sont larges. La Russie a reconnu la semaine passée la mort de 1 351 soldats pour 3 825 blessés, premiers chiffres depuis plus de trois semaines.

Les sources occidentales parlent à l'unisson de plusieurs milliers de morts côté russe, Kiev allant même jusqu'à 12 000 tués.

Côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a évoqué le 12 mars « environ 1 300 » militaires tués. Un chiffre là aussi peu significatif. Les analystes relèvent pour autant que la guerre profite en général à la défense, qui essuie moins de pertes que l'attaque.

07h03 : Plus de 150 bâtiments résidentiels endommagés dans la capitale ukrainienne

À Kiev, 154 bâtiments résidentiels, 20 jardins privés, 27 jardins d'enfants et 44 écoles ont été endommagés depuis le début de l'invasion russe, selon la mairie de la capitale sur son compte Telegram.

Plus de 760 magasins alimentaires et 400 restaurants sont toujours actifs. La mairie indique aussi que 440 garages ou encore 260 coiffeurs restent ouverts.

06h35 : « La situation reste extrêmement compliquée dans l'Est », affirme Volodymyr Zelensky

 

 

Dans une vidéo diffusée dans la nuit de vendredi à samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé : « Les occupants reculent dans le nord du pays : c'est lent mais perceptible. »

06h05 : Plus de 250 hôpitaux endommagés par des frappes, selon Kiev

 

Le ministre de la Santé ukrainien Viktor Lyashko a affirmé vendredi à la télévision que 274 hôpitaux avaient été visés par des frappes depuis le début de la guerre le 24 février dernier, parmi lesquels 13 avaient été complètement détruits. Il a aussi fait état de 70 ambulances détruites.

05h30 : Plus de 3 000 personnes sorties de l'enfer de Marioupol

 

 

Plus de 3 000 personnes ont fui la région de Marioupol, théâtre d’un « crime de guerre majeur », selon l’Union européenne (UE), en bus et voitures privées, ont annoncé les autorités ukrainiennes, alors que la Croix-Rouge, après un premier échec, prépare une nouvelle tentative d'évacuation samedi de la ville portuaire assiégée et dévastée.

 

Depuis le début de l’invasion russe, le 24 février, Marioupol, sur la mer d'Azov, dans l’est du pays, est la cible de bombardements : une maternité, un théâtre ont notamment été visées. Les habitants qui restent – environ 160 000 personnes selon les estimations – survivent dans des conditions très difficiles, privés d’eau, de nourriture, d’électricité et de chauffage.

 

 

05h00 : Des Russes irradiés à Tchernobyl ?

 

 

Occupée pendant quatre semaines et désormais libérée, la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl n'a pas subi de dommages durant son occupation par les soldats russes, mais ceux-ci se sont probablement exposés aux radiations, selon les autorités ukrainiennes. « La Russie s'est comportée de manière irresponsable à Tchernobyl » en creusant des tranchées dans les zones contaminées et en empêchant le personnel de la centrale de remplir ses fonctions, a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a dit « ne pas être en mesure de confirmer » ces informations.

04h30 : Des évacués de Marioupoul arrivent à Zaporijia

 

 

Une colonne de bus transportant des personnes déplacées dont des habitants de la ville portuaire assiégée de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, est arrivée vendredi soir à Zaporijia, ville contrôlée par l'armée de Kiev, a constaté l'Agence France-presse. Les bus transportaient des habitants de Marioupol qui avaient réussi à rejoindre la ville de Berdiansk, occupée par les forces russes, où elles avaient été prises en charge par le convoi, selon les témoignages d'arrivants à l'AFP et des responsables officiels.

 

 

En arrivant dans la banlieue de Zaporijia, certains évacués pleuraient de soulagement d'être de retour en territoire ukrainien. Plusieurs personnes évacuées de Marioupol ont déclaré à l'AFP qu'elles avaient dû marcher 15 km ou plus pour quitter la ville, avant de trouver des véhicules privés pour poursuivre leur voyage.

Leur voyage s'est terminé par un trajet en bus de 12 heures qui a serpenté à travers une série de points de contrôle avant d'arriver à Zaporijia, un voyage qui n'aurait pris que trois heures avant la guerre. En l'absence de toilettes à bord, certaines personnes se sont mouillées, tandis que d'autres passagers avaient désespérément besoin de médicaments. « Nous étions en train de pleurer lorsque nous avons atteint cette zone. Nous avons pleuré lorsque nous avons vu des soldats au poste de contrôle avec des écussons ukrainiens sur leurs bras », a confié Olena, sa petite fille dans les bras. « Ma maison a été détruite. Je l'ai vu sur des photos. Notre ville n'existe plus. »

 

 

Dans le sud-est du pays, Marioupol reste disputée par les deux camps, et la situation humanitaire y est catastrophique. « J'en pleure, je viens juste de voir ma petite-fille », a dit Olga, une Ukrainienne qui attendait au centre organisé à Zaporijia pour les familles de déplacés. « La famille de sa mère est toujours à Marioupol et nous ne savons pas s'ils sont en vie », a-t-elle ajouté. « Il n'y a pas de mots pour dire combien je suis heureuse de la voir en sécurité. »

L'AFP a pu observer une trentaine de bus. La vice-Première ministre Iryna Verechtchouk avait indiqué jeudi que le gouvernement ukrainien envoyait 45 bus. Le CICR, qui devait prendre part à l'évacuation, avait annoncé vendredi que son équipe envoyée à Marioupol avait dû rebrousser chemin, l'évacuation prévue de milliers de civils de cette ville portuaire assiégée par les forces russes étant « impossible » ce jour. Il a annoncé une nouvelle tentative pour ce samedi.

 

 

04h00 : Le point sur la situation militaire

Les Russes « poursuivent leur retrait partiel » du nord de la région de Kiev vers la frontière biélorusse, a indiqué le ministère ukrainien de la Défense, qui dénonce des pillages des soldats russes. Dans cette même zone, les villages de Sloboda et Lukashivka, au sud de Chernihiv, ont été repris par les troupes ukrainiennes. L'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW) pronostique d'autres gains territoriaux pour les Ukrainiens dans les jours à venir, au nord-ouest et à l'est de la capitale.

À l'Est, « les forces ukrainiennes ont continué de repousser les assauts russes dans les districts de Donetsk et Lougansk et les forces russes ont échoué à prendre le moindre territoire depuis 24 heures », selon l'ISW. Le président ukrainien a assuré que l'armée russe se repositionnait dans l'est du pays en prévision « d'attaques puissantes », notamment sur le port assiégé de Marioupol.

Au Sud, les Ukrainiens ont affirmé avoir libéré 11 localités de la région de Kherson.

Kiev a annoncé avoir procédé à un échange de 86 de ses militaires contre des Russes, sans préciser le nombre de ces derniers.

02h55 : La Chine assure ne pas contourner délibérément les sanctions contre la Russie

La Chine ne contourne pas délibérément les sanctions contre la Russie, a déclaré ce samedi un diplomate chinois, au lendemain du sommet sino-européen au cours duquel l'Union européenne a appelé les dirigeants chinois à ne pas permettre à la Russie de contourner les sanctions occidentales imposées après l'invasion russe de l'Ukraine. Wang Lutong, directeur général des affaires européennes au ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré aux journalistes que la Chine contribuait à l'économie mondiale en menant un commerce normal avec la Russie.

02h10 : L’UE continue d'essayer de convaincre Pékin de ne pas aider Moscou

Les dirigeants des institutions européennes et le président chinois Xi Jinping ont tenu vendredi un nouveau sommet virtuel. Ils se sont concentrés sur l’épineuse question des sanctions à l’encontre de la Russie. Ils craignent que la Chine les contourne ou ferme les yeux.

►À lire : Guerre en Ukraine: l’UE tente de convaincre Pékin de ne pas aider Moscou

01h32 : La Pologne appelle l'UE à mettre en place un « mécanisme de relocalisation volontaire » des réfugiés

Plus de 2,4 millions de réfugiés d’Ukraine ont déjà rejoint la Pologne. Si certains d’entre eux continuent leur périple vers d'autres pays, d’autres font le choix de rester en Pologne, notamment dans les grandes villes. « Le temps de l’improvisation est terminé », a lancé cette semaine le maire de Varsovie, Rafał Trzaskowski, appelant l’UE à mettre en place un « mécanisme de relocalisation volontaire ». Car après une première phase d’accueil, le défi de l’intégration à long-terme se pose en Pologne. Écoutez le reportage de notre correspondante à Varsovie, Sarah Bakaloglou.

 

 

00h50 : Le Pentagone annonce jusqu'à 300 millions de dollars supplémentaires d'aide militaire à l'Ukraine

C'est ce qu'a annoncé le porte-parole du ministère américain de la Défense dans un communiqué vendredi. « Les États-Unis ont désormais engagé plus de 2,3 milliards de dollars d'aide militaire à l'Ukraine depuis la prise de fonction de l'administration Biden, dont plus de 1,6 milliard d'aide militaire depuis l'invasion non-provoquée et préméditée de la part de la Russie », précise John Kirby.

00h35 : Des centaines de personnes tentent de fuir Marioupol par leurs propres moyens

Une nouvelle tentative ce corridor humanitaire devrait avoir lieu à Marioupol ce samedi. Vendred, l’opération a échoué. Le CICR prévoyait que son équipe prenne la tête d'un convoi pour quitter la ville, cible de bombardements intenses de l'armée russe depuis des semaines. Quelque 160 000 personnes y restent coincées. Mais certains ont réussi par eux-mêmes à faire le périlleux voyage de sortie de Marioupol. Entre 2 000 et 3 000 personnes arrivent chaque jour à Zaporijia, à 250 km à l’ouest, comme ont pu le constater les envoyés spéciaux de RFI sur place, Anastasia Becchio et Boris Vichith.

 

 

00h00 : Zelensky affirme que plus de 3 000 personnes ont pu être « sauvées » de Marioupol

Plus de 3 000 personnes ont pu être « sauvées » de Marioupol, ville du sud-est de l'Ukraine assiégée par les forces russes, a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée dans la nuit de vendredi à samedi.

« Aujourd'hui (vendredi), les couloirs humanitaires ont fonctionné dans trois régions : Donetsk, Lougansk et Zaporijia. Nous avons réussi à sauver 6 266 personnes, dont 3 071 de Marioupol », a-t-il dit. Il n'a pas été précisé dans l'immédiat si ces personnes ont été évacuées depuis Marioupol ou si elles avaient fui la ville auparavant par leurs propres moyens avant d'être emmenées en bus à Zaporijia.

Vendredi soir, l'AFP a observé une trentaine de bus d'évacuation entrer dans la ville de Zaporijia, certains d'entre eux transportant des personnes qui avaient fui Marioupol par leurs propres moyens, puis avaient été emmenées en bus vers le territoire contrôlé par l'Ukraine. Ces habitants de Marioupol avaient réussi à rejoindre la ville de Berdiansk, occupée par les forces russes, où elles avaient été prises en charge par le convoi, selon les témoignages d'arrivants à l'AFP et des responsables officiels.