Les soutiens de Julian Assange préparent son procès en extradition

A trois jours de son procès en extradition vers les États-Unis, les soutiens du fondateur de WikiLeaks Julian Assange préparent tant bien que mal sa défense.

Baltasar Garzon, l'un des avocats de Julian Assange, y voit un procès pour réduire au silence ceux qui dérangent le pouvoir. À trois jours de l'ouverture du procès en extradition du fondateur de WikiLeaks, il assure que la défense est prête. « J'ai confiance. Car je crois que toute cette affaire se base sur des accusations totalement infondées qui visent Julian Assange. Ce procès ne tient pas debout. Depuis le début, nous dénonçons une persécution politique. Nous considérons que Julian Assange n'a pas commis de délit. »

Julian Assange est à l'origine de la publication de milliers de documents classifiés sur l'intervention de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan. Réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres en 2012, il y était resté jusqu'au 11 avril dernier, date de son arrestation. Les images avaient fait le tour du monde.

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S'il est extradé aux États-Unis, le fondateur de WikiLeaks risque 175 ans de prison. Ses avocats accusent Washington de tout mettre en oeuvre pour faire pression sur le dossier et rendre sa détention infernale. Tout juste sorti d'isolement, Julian Assange, sera présent lundi dans la salle d'audience. Son père, John Shipton, lui a rendu visite. « Il tient le coup. Mais les effets néfastes de près de 10 ans de détention arbitraire se font ressentir, témoigne-t-il. Il va falloir beaucoup de temps pour qu'ils se dissipent. Julian a besoin de se libérer de la calomnie, des mensonges et des politiciens qui le diffament. »

Le procès de Julian Assange devrait durer plusieurs semaines. Entre-temps, son avocat français Éric Dupond-Moretti souhaite prendre rendez-vous avec Emmanuel Macron afin de déposer une demande d'asile politique en France.