À la Une: Haïti, 12 ans après le séisme

Rezonodwès annonce que « le Bicolore (le drapeau haïtien) sera mis en berne ce mercredi en mémoire des victimes du séisme du “12 janvier 2010” » : « une décision du chef du gouvernement Ariel Henry », poursuit le site d’infirmation, « pour saluer la mémoire de plus de 300 000 personnes tuées et des milliers d’autres estropiées au cours de ce sinistre évènement ». Et les tremblements de terre menacent toujours le pays : « à moins de quelques heures du douzième anniversaire », souligne Rezonodwès, un nouveau séisme de faible magnitude 3 a été enregistré à la tombée de la nuit » : faible, mais « significatif pour un message à la prudence ». De fait, le Bureau des mines et de l’énergie « souligne combien il est temps de disposer d’un plan de réduction des risques sismiques en Haïti », rapporte Alterpresse.

Le besoin d’une « sécurité sismique »

Mais selon la presse haïtienne, l’État n’a pas tiré les leçons du tremblement de terre de 2010 : Le National se désole : « l’occasion d’adopter une autre politique de planification urbaine semble avoir été ratée (…) Aucun changement n’a été apporté dans la manière de construire, d’autres bidonvilles ont vu le jour », alors que selon le BME 1 647 secousses sismiques ont été enregistrées en 2021, soit une augmentation de 230 % par rapport en 2020, rapporte Alterpresse.

Par ailleurs, Le National souligne que lors du tremblement de terre d’août dernier, qui a ravagé le Grand Sud du pays « la réponse des autorités s’est fait attendre, n’étant toujours pas préparée à faire face à ce second désastre ». Plusieurs villes étaient isolées et des victimes n’ont pu être secourues à temps, « la centralisation des services y étant pour beaucoup », estime Le National. 2 246 décès, 12 763 blessés et 329 disparus sont à déplorer, rappelle le journal.

États-Unis : changer les règles parlementaires pour protéger le droit de vote 

Ce mardi, le président Joe Biden a promis de changer, s’il le faut, les règles parlementaires pour faire passer une loi protégeant l’accès au vote des Afro-Américains, menacé dans de nombreux États conservateurs. Car les troupes soutenant le texte au Sénat ne sont pas suffisantes : les démocrates n’y disposent que de 51 voix sur 100, et la règle du « filibuster » les oblige à en avoir 60. « Cette décision du président Biden de changer les règles du Sénat pour faire adopter la protection du droit de vote a tardé à venir. Peut-être qu’elle a, pour les plus déçus de ses supporters, trop tardé », écrit le New York Times.  

 « Joe Biden », explique le journal,« a souvent défendu les procédures complexes du Sénat, même quand les républicains les ont utilisées pour bloquer son action » : « accepter de les changer, cela aurait été admettre que les principes qu’ils chérissaient avaient dépéri, dans une ville aujourd’hui consumée par la rancœur partisane. Ce mardi, il s’y est résigné », constate le New York Times.  

Le Boston Globe insiste : l’impact du discours d’hier aurait été bien plus important s’il avait été prononcé il y a des mois, et puis « pendant que Biden fait des discours les républicains continuent de trouver des moyens de faire disparaître des votes et de saboter les scrutins ».« Maintenant, avec des élections de mi-mandat beaucoup trop proches, la fenêtre est en train de rapidement se fermer », conclut l’éditorialiste : « Joe Biden sera-t-il le président qui a sauvé le droit de vote ou celui qui a échoué à stopper la chute de la démocratie alors qu’il était au pouvoir ? ».

À Québec, une nouvelle taxe Québec pour les non-vaccinés contre le Covid ? 

Alors que La Presse annonce que« la troisième dose de vaccin est maintenant accessible aux 35 ans et plus », Le Devoir annonce « une amende de plus de 100 dollars pour les non-vaccinés » évoquée ce mardi par le Premier ministre québécois. « Le Québec parie sur le bâton au lieu de la carotte », titre The Star. Bâton beaucoup moins cher que la carotte mise en place par la province de l’Alberta à l’automne dernier, souligne le journal : 100 dollars pour ceux qui se font vacciner, « ce qui a coûté 15 millions de dollars aux contribuables ».  

Mais selon les experts en santé publique consultés par Le Devoir, l’amende annoncée par le gouvernement québécois s’apparente à « des mesures coercitives qui font plus de torts que de retombées ». La crainte de Cécile Rousseau, professeur à l’Université McGill, c’est qu’elle « frappera davantage les populations déjà les plus démunies, parfois nouvellement immigrées, qui sont moins vaccinées ». Une épidémiologiste de l’Université de Montréal estime, elle, la mesure « peu utile, compte tenu des taux exceptionnels de vaccination atteints au Québec ».

Dans le National Post, Tim Caulfield, de l’université d’Alberta, prévoit que « l’acceptation de la mesure par la population dépendra de l’évolution de la pandémie ces prochaines semaines ». Selon le journal, « de récents sondages montrent que la majorité des Canadiens vaccinés sont de plus en plus frustrés par la minorité qui ne l’est pas ».