À la Une: le Premier ministre haïtien quitte les Gonaïves sous les rafales de tirs

La nouvelle année en Haïti a commencé par une forte tension aux Gonaïves, chef-lieu du département de l’Artibonite : le Premier ministre par intérim a dû être évacué de la cathédrale sous des rafales d’armes automatiques. Ce samedi, Ariel Henry s’était rendu dans cette ville à 150 kilomètres au nord de Port-au-Prince où le 1er janvier 1804 l’indépendance d’Haïti a été proclamée.

Le simple fait que le chef du gouvernement par intérim ait été « présent en personne aux Gonaïves » constitue un exploit en soi, « un immense défi qu’Ariel Henry a relevé », estime Le Nouvelliste. Le journal rappelle que cela faisait quatre ans qu’aucun responsable politique de la capitale n’a pu assister aux cérémonies officielles de la fête nationale dans la cité de l’indépendance.

Accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, Ariel Henry a donc participé au Te Deum dans la Cathédrale des Gonaïves. Mais ils étaient les seuls visiteurs : il n’y avait pas de « fidèles dans l’église, suite aux menaces proférées par des bandits », opposés à la venue du Premier ministre, constate Alterpresse. Pendant la messe, « des tirs nourris ont été entendus aux alentours de la Cathédrale où un important dispositif de sécurité avait été mis en place », poursuit l’agence haïtienne. « Une vive tension a également régné près de la place d’armes », où Ariel Henry était censé tenir un discours. Finalement, le chef du gouvernement par intérim a dû quitter la ville sans s’adresser à la Nation. « Des tirs entre civils armés et des agents de la Police nationale haïtienne ont fait un mort et deux blessés », conclut Le Nouvelliste.

États-Unis : premier anniversaire de l’assaut du Capitole

Les Américains vont commémorer cette semaine l’attaque meurtrière du Capitole, il y a un an. Le 6 janvier 2021, une foule de sympathisants de Donald Trump avait envahi le Congrès américain pour empêcher la certification de l’élection de Joe Biden. Dans les colonnes de USA Today, le chef des élus démocrates à la Chambre des représentants Steny Hoyer demande aux Américains de mettre leurs drapeaux en berne ce jeudi, « de 14 h 11, heure à laquelle le Capitole a été pris d’assaut, à 20 h 06, heure à laquelle le Sénat s'est réuni à nouveau, rejoint peu après par les élus de la Chambre, pour achever la certification de l'élection de Joe Biden ».

Un an après les faits, « l’enquête de la Commission bipartisane, chargée de trouver des responsables de cette attaque sans précédent contre la démocratie américaine, cette enquête donc bat son plein », écrit de son côté The Hill. Le quotidien cite de nouveaux sondages selon lesquelles « 58 % des Américains estiment que Donald Trump porte une grande responsabilité dans l’attaque ». En face, un Américain sur trois pense au contraire que « la violence des citoyens contre le gouvernement peut parfois être justifiée ».

« Alors que le Congrès observera une minute de silence et organisera des prières pour les victimes de cette journée tragique, l’ex-président tiendra une conférence de presse à Mar-a-Lago », rapporte Politico. « Si Donald Trump se tient au script de son discours qu’il a déjà envoyé à la presse », poursuit le site d’information, « il répétera le mensonge selon lequel l'élection de 2020 a été truquée et rejettera toute responsabilité dans la fomentation de l'insurrection. Mais cette conférence de presse servira surtout de marqueur de l’extraordinaire domination qu’exerce toujours Donald Trump sur le parti républicain, avec en ligne de mire les élections de mi-mandat en novembre et la présidentielle de 2024 », conclut Politico.

Brésil : Jair Bolsonaro hospitalisé d’urgence

Le président brésilien Jair Bolsonaro a été hospitalisé d’urgence cette nuit. Le chef de l’État a quitté en hélicoptère la ville de São Francisco do Sul, où il passait des vacances, pour être transporté dans un hôpital à São Paolo, rapporte la Folha. Selon les informations du quotidien, Jair Bolsonaro souffrirait d’une nouvelle occlusion intestinale.

Le journal O Globo rappelle que le président brésilien a été très critiqué ces jours-ci pour ne pas avoir interrompu ses vacances afin de se rendre dans l’État de Bahia, où, après des inondations catastrophiques, plus de 400 mille personnes ont été déplacées.

Colombie : le département du Cauca sous la menace d’une nouvelle « grève armée »

Le département du Cauca est sous la menace d’une nouvelle grève armée. C’est ce qu’annonce le site de Radio Caracol ce matin qui précise que cette « grève armée est prévue du 3 au 6 janvier vraisemblablement par des dissidents de l’ex-guérilla des FARC ».

Toujours selon Caracol, « l’annonce a suscité la peur au sein de la municipalité d’Argelia visée par cette action des groupes armés. L’an dernier, une telle grève armée avait duré 13 jours et provoqué des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments. Les autorités locales ont demandé au gouvernement de Bogota de prendre les mesures nécessaires pour empêcher les groupes armés illégaux d’agir ».