RCA: une maison de la société civile pour aider au relèvement du pays

Elle a été inaugurée mardi 23 juillet à Bangui. C’est un projet sous financement de l’Union européenne et mis en œuvre par l’ONG Oxfam et le centre de formation français Bioforce. Quelque 230 organisations en sont déjà membres. Une société civile qui manque souvent de formation, de moyens, de lieux pour se réunir. L’objectif notamment : avoir un lieu commun où se réunir et travailler ensemble.

Connexion internet, électricité, salles de réunion... la Maison de la société civile dispose de nombreux avantages pratiques que beaucoup de bureaux d’organisations n’ont pas. Mais les attentes vont au-delà de cela.

« Nous avons certaines carences et cette maison vient à point nommé pour nous aider à combler nos carences à être compétitifs et à pouvoir bien œuvrer sur le terrain. Nous avons des difficultés à accéder aux financements. Et pour accéder aux financements, on nous fait toujours comprendre que nous n’avons pas assez d’outils de gestion de compétences sur le terrain. Et aujourd’hui la maison de services met à notre disposition qui renforcent nos capacités dans différents domaines pour que l’on puisse être crédibles », se réjouit Clément Yabada, le coordonnateur du collectif Sauvons la Centrafrique.

Outiller professionnellement les organisations de la société civile, c'est l’un des principaux objectifs de ce projet qui a une vocation plus large, nous explique Émilienne Sanon la responsable du département gouvernance à Oxfam : « La maison de la société civile a pour but de bâtir une société civile qui œuvre pour la paix le relèvement et la gouvernance participative en Centrafrique.

Le plan national de relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique relève le rôle important des organisations de la société civile dans la consolidation de la paix. Les autorités gouvernementales de la Centrafrique reconnaissent aussi les organisations de la société civile comme une ressource à renforcer. Et donc nous répondons à ce besoin national. »

Quoique très peu citée dans l’accord de paix du 6 février, la société civile est sans doute un acteur clé pour le retour d’une paix durable dans le pays.