Mondial 2018: le pari sur la jeunesse nigériane mal engagé

Battue 2-0 par la Croatie, la jeune équipe du Nigeria a compromis ses chances de qualification en huitièmes de finale de la Coupe du monde, ce 17 juin 2018 à Kaliningrad. Les « Super Eagles » ont été naïfs et hésitants, ce qui ne présage rien de bon pour eux, avant d’affronter l’Islande le 22 juin à Volgograd.

De notre envoyé spécial à Kaliningrad,

Gernot Rohr, le sélectionneur de l’équipe du Nigeria, avait décidé de miser sur la jeunesse pour cette Coupe du monde 2018. Pour le moment, les faits lui ont donné tort, avec une première défaite face à la Croatie (0-2), dans le groupe D, ce 17 juin à Kaliningrad.

« Je pense qu’on a fait de notre mieux mais on ne s’est pas procuré assez d’occasions, soupire l’attaquant Odion Ighalo, sevré de ballons et impuissant lors de cette entrée en lice. Le premier but, on l’a encaissé sur une déviation [contre son camp d’Oghenekaro Etebo, Ndlr]. Le deuxième, on l’a concédé sur penalty ».

Le but de Luka Modric en deuxième période a achevé des « Super Eagles » sans idées et sans ressources. « Je ne pense pas du tout que ça a été un match facile, tente de relativiser le milieu de terrain croate. On a marqué ce premier but [à la 32e minute, Ndlr] au moment parfait. Ensuite, tout a été plus facile pour nous. Ce n’est pas que notre match avait été mauvais avant ça. Mais ça a facilité les choses. Notre victoire est méritée. Le Nigeria est une bonne équipe. Je pense qu’ils marqueront des points lors de leurs prochains matches ».

«Mes joueurs ont besoin d’un peu de temps»

Pour y parvenir, le 22 juin face à l’Islande, pas le choix selon le capitaine nigérian John Obi Mikel. « Nous allons devoir devenir meilleurs, résume le milieu de terrain. Nous allons devoir nous améliorer en tant qu’équipe ».

Et il y a du boulot à en juger par le regard inhabituellement sombre de Gerno Rohr. Le technicien germano-français savait que son équipe n’était pas prête. Mais il n’avait peut-être pas mesuré tout ce qui lui manquait pour être à la hauteur des Croates, des Islandais et des Argentins.

« Nous devons admettre que la Croatie avait une meilleure équipe, ce soir. Et mes jeunes joueurs ont commis des erreurs, en particulier sur les corners, alors qu’on les a tant travaillés, déplore-t-il. Ils ont besoin d’un peu de temps. Ils apprennent. Ils ont été un peu naïfs sur les coups de pied arrêtés. Mais nous allons travailler là-dessus ».

Est-ce que cela suffira face à des Islandais qui ont tenu en échec 1-1 l’Argentine de Lionel Messi ?

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