Mondial 2018: scénario catastrophe pour le Maroc face à l’Iran

A Saint-Pétersbourg ce vendredi 15 juin, le Maroc n’a pas réussi à faire la différence face à l’Iran dans une rencontre qui s’annonçait décisive. Pire, ils ont été battus par la Team Melli dans les arrêts de jeu après un but contre son camp d’Aziz Bouhaddouz (90e+5). Après avoir débuté leur match avec beaucoup d’intensité, les Lions de l’Atlas ont fini par s’essouffler et n'ont jamais trouvé la solution pour repartir avec trois points très précieux dans ce groupe B où figurent le Portugal et l’Espagne.

Saint-Pétersbourg, envoyé spécial.

Le Maroc « n'est pas une petite équipe », avait avancé Hervé Renard, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, la veille de la rencontre. Passée la déception de ne pas être devenu le pays hôte du futur Mondial 2026, les Marocains, de retour en Coupe du monde depuis 1998, n’ont pas lésiné sur les efforts pour étouffer d’entrée les Iraniens.

Mais parfois, entre les intentions et la réalité, il peut y avoir une sacrée différence. Face à un bloc défensif, la marque de fabrique de la Team Melli, emmenée par le Portugais Carlos Queiroz, les Lions de l’Atlas n’ont pas trouvé de solution en première période, malgré huit tirs dont deux cadrés. Dès la troisième minute, Hakim Ziyech, sur corner, arme son pied gauche mais rate le ballon.

Si l’engagement était présent du côté du Maroc comme l’illustre ces cinq frappes de suite dont une de Benatia le capitaine (19e), le pire scénario catastrophe est arrivé en toute fin de rencontre, dans les arrêts de jeu. Sur un coup franc excentré côté gauche, Aziz Bouhaddouz, entré à la 77e minute, veut couper la trajectoire au premier poteau mais envoie le ballon dans ses propres filets d'une tête plongeante (90e+5).

Rencontre déjà décisive

Il faut dire qu’après vingt minutes largement dominées par les Marocains, les Iraniens relevaient la tête. Sur un contre, Karim Ansarifard avait raté un centre. Finalement, l’Iran s’était créé la meilleure occasion de la première période, sur une contre-attaque lancée par Vahid Amiri. Sardar Azmoun filait dans la surface mais butait sur la sortie d'El Kajoui. Le ballon revenait sur Alireza Jahanbakhsh qui frappait à son tour. El Kajoui était de nouveau décisif (43e).

« On est conscient de notre chance, de nos qualités, on veut aller le plus loin possible. On veut montrer de quoi on est capable », racontait la veille Benatia. Il restait quarante-cinq minutes aux Marocains pour remporter cette rencontre presque décisive du groupe B. Car si lors des éditions 2006 et 2014, la Team Melli était toujours repartie bredouille, ce n’était pas vraiment elle qui était attendue ce soir à Saint-Pétersbourg, mais bien celle d’Hervé Renard, qui avait décidé d’aligner d’entrer la nouvelle pépite El Kaabi, resté muet.

Malgré une fin de match hachée, les Marocains avaient eu la possibilité d’ouvrir le score et de signer une troisième victoire lors d’un Mondial. Une demi-volée de Ziyech, aurait pu changer le cours des choses (80e). Les Marocains qui sortaient d’une excellente campagne de matches amicaux ont pris une douche froide, en atteste l’attitude des joueurs au coup de sifflet final.  Tous complètement abattus assis sur la pelouse, sachant pertinemment que leur Mondial avait vraiment très mal débuté.

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